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Les PME peinent à trouver les employés souhaités

L'étude de Credit Suisse montre que la pénurie frappe surtout les régions rurales ou alpines, ainsi que la Suisse orientale et centrale.

Le secteur de la construction peine à recruter.
Le secteur de la construction peine à recruter.
Keystone

Plus de la moitié des PME en Suisse rencontrent des difficultés à l'heure de recruter les bons candidats. Environ 25% d'entre elles, soit quelque 90'000 firmes, disent même faire face à une pénurie aiguë de personnel qualifié, selon une étude de Credit Suisse.

La situation varie selon différents facteurs comme le secteur d'activité, les fonctions recherchées ou la localisation de ces petites et moyennes entreprises (PME). Ainsi, la difficulté est surtout ressentie dans les domaines de la construction et de l'industrie traditionnelle, a expliqué jeudi à Lausanne Sara Carnazzi Weber, responsable analyse sectorielle et régionale de la banque.

S'agissant des postes les plus difficiles à repourvoir sur l'ensemble de la Suisse et toutes branches confondues, l'étude conclut que ce sont les personnes au bénéfice de compétences techniques spécialisées qui manquent. Les postes de management ou de gestion de projets sont également plus compliqués à repourvoir.

Grandes villes favorisées

Côté localisation, les sociétés implantées dans des régions rurales ou alpines rencontrent davantage de problèmes à dégoter les bons candidats que celles situées dans les grandes villes. «C'est en Suisse orientale et centrale que les PME semblent être le plus en difficulté», poursuit Sara Carnazzi Weber. Environ 65% des PME souhaitant y engager du personnel ont fait état de recherches plutôt ou très difficiles.

Dans des régions comme l'Arc lémanique ou le Tessin, les taux sont respectivement de 49% et 40%. Les entreprises tirent visiblement profit de leur proximité avec l'étranger en bénéficiant d'un bassin de collaborateurs potentiels plus important. Sans surprise, le nombre de frontaliers y est plus élevé que la moyenne.

Des solutions

Pour faire face à cette pénurie, les entreprises ont développé diverses stratégies: formation et perfectionnement des employés, formation d'apprentis, recrutement à l'étranger et dans une moindre mesure portails d'emplois, recours à du personnel temporaire, poursuite de l'activité au-delà de l'âge de la retraite.

Si la majorité d'entre elles sont satisfaites du système éducatif helvétique, environ un tiers estime qu'il n'est que moyennement ou mal adapté à leur situation en termes de main-d'oeuvre. La plupart souhaiterait accroître le poids de l'apprentissage.

Demain

S'agissant des défis qui attendent le marché du travail, «deux mégatendances» se dessinent: le vieillissement de la population et la numérisation.

Dans les années à venir, le nombre de départs à la retraite de la génération du baby-boom va en effet croître. Les spécialistes ont donc cherché à savoir si et comment les PME prévoyaient d'y faire face. Là encore les résultats varient, mais seuls 15% des sondés indiquent que leurs besoins vont fortement ou très fortement augmenter.

Nouveaux besoins

Quant à la numérisation, elle va «altérer le profil de nombreux métiers et réduire le besoin en main-d'oeuvre qualifiée dans certains secteurs, pour l'augmenter dans d'autres», écrivent les auteurs.

Plus d'un quart des PME interrogées estiment que la numérisation et l'automatisation vont leur permettre de lutter contre la pénurie. Et 38% s'attendent à une hausse de leurs besoins en spécialistes liée à cette numérisation.

L'étude a été menée auprès de 1900 PME. En Suisse, on compte environ 600'000 de ces entreprises qui emploient plus des deux tiers de la population active.

(ats)

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