Les politiques doivent clarifier le mandat SSR

PublicitéLes questions de fond sur la coentreprise SSR-Ringier-Swisscom doivent être enfin abordées, demande Médias Suisses.

Hanspeter Lebrument, président de Schweizer Medien.?

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Le temps presse. Schweizer Medien (Médias Suisses), l’association des éditeurs indépendants, a lancé mardi un appel pour que «les pouvoirs politiques apportent avant le 31 mars des propositions de solutions aux nombreuses questions problématiques en relation avec la création de la coentreprise SSR-Swisscom-Ringier», dont le lancement a été communiqué à la mi-août.

Parmi les gros problèmes pressentis par l’association figure le partage entre les trois groupes de données privées pour assurer une publicité ciblée, venant d’entreprises comme la SSR et Swisscom, contrôlées par les pouvoirs publics.

Pas d'opposition de fond de la Comco

Le dossier avance en effet depuis cette date. Le 16 décembre, la Commission de la concurrence (COMCO) a indiqué qu’elle approuvait, suite à un examen approfondi, la création de cette joint venture. Cette commission anticartellaire s’attend certes à ce que l’entreprise commune SSR-Swisscom-Ringier se hisse parmi les acteurs les plus puissants du marché dans le domaine de la commercialisation de contenus publicitaires.

Toutefois, d’autres concurrents importants subsistent en matière de publicité en ligne, TV, radio et dans la presse écrite. En outre, le développement du marché en matière de publicité télévisée ciblée (grâce au partage de données) est actuellement incertain.

Pietro Supino, coprésident de Schweizer Medien et président de Tamedia (éditeur de 24 heures), a dans ce cadre-là dit mardi en conférence de presse «ne pas avoir besoin de cette coentreprise, ce qui ne sera pas le cas des plus petites maisons d’édition, qui devront y participer».

L'Ofcom se réserve de proposer des restrictions

Par contre, toujours ce même 16 décembre, l’Office fédéral de la communication (OFCOM) annonçait qu’il se donnait jusqu’au 31 mars pour analyser la participation de la SSR à cette coentreprise dans le cadre du droit de la radiodiffusion.

Cet office examine en particulier si ce regroupement compromet l’exécution du mandat de programmes de la SSR ou s’il restreint considérablement la marge de développement d’autres entreprises de médias. Le cas échéant, l’Ofcom se réserve le droit de proposer à son département supérieur, le DETEC, d’imposer des restrictions à la SSR.

«Pour l’instant, nous n’avons toujours pas accès au contenu du contrat signé par la SSR-Swisscom et Ringier, nous ne pouvons donc pas articuler des propositions à ce sujet, comme nous le demande le DETEC», a poursuivi Pietro Supino. Mais quoi qu’il en soit, Schweizer Medien «demande l’arrêt de ce projet immédiatement, avant que des faits irrévocables ne soient créés», a demandé le président de Schweizer Medien, Hanspeter Lebrument. Le temps d’analyser plus calmement toutes les options.

Créé: 26.01.2016, 21h14

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