PPR introduit la Fnac en Bourse pour s'en séparer

Distribution Avec cette prochaine scission, PPR poursuit sa mue. Le groupe français divorce ainsi d'avec son pôle de distribution pour mieux se positionner sur la marché du luxe.

Le CEO de PPR François-Henri Pinault recentre les activités de son groupe sur le luxe.

Le CEO de PPR François-Henri Pinault recentre les activités de son groupe sur le luxe. Image: AFP

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La Fnac connaîtra son destin ce mardi. Selon plusieurs médias français, le conseil d’administration de PPR (Pinault-Printemps-Redoute) déterminera les modalités de sortie du groupe de la chaîne de magasins spécialisés dans les biens culturels et multimédia.

«La décision qui sortira de ces réunions ne portera pas sur une cession à un tiers, mais sur une scission, un "spin off" en langage financier», précise le quotidien Les Echos.

La Fnac retrouvera ainsi son indépendance. Pour ce faire, Artémis, holding de la famille Pinault qui contrôle PPR, l'introduirait en bourse, rapportent différentes sources non identifiées. Les parts du magasin seraient distribuées aux actionnaires de PPR. La séparation aurait lieu dès le premier semestre 2013. Le groupe n’a pas souhaité faire de commentaires.

Le même type d’opération a eu lieu il y a quelques mois: les actionnaires de Carrefour avaient approuvé la scission du hard-discounter Dia, une filiale espagnole du géant de la distribution.

Une simple vente de la Fnac s’annonçait au départ très «compliquée». «L’enseigne créée en 1954, en perte de vitesse depuis plusieurs années, engluée sur des marchés en décroissance (CD, téléviseurs…), se cherche un nouveau modèle économique», souligne Le Figaro.

Un nouveau visage

Du luxe, et rien d’autre. PPR, propriétaire des marques Yves Saint-Laurent, Gucci ou encore Bottega Veneta, veut à terme céder tout son pôle de distribution pour mieux se recentrer sur les marchés du haut de gamme et du «sport lifestyle», bien plus rentables.

Ce nouveau visage a déjà commencé à prendre forme en 2006 avec la cession des grands magasins Printemps. Le groupe s’est ensuite séparé des meubles Conforama en 2011.

PPR a commencé à céder «par morceaux» son pôle de vente à distance Redcats (La Redoute), autre grande activité de distribution du groupe. En vain, la multinationale avait tenté de le vendre en bloc par le passé.

En accélérant le désengagement du groupe du secteur de la distribution, la scission de la Fnac «permettra de présenter aux analystes et aux investisseurs le parfait visage du nouveau PPR», estiment Les Échos. La chaîne de magasins représentait en 2011 34% des activités avec un chiffre d’affaires de 4,16 milliards d’euros.

Créé: 08.10.2012, 12h04

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