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ConsommationDes produits moins bons pour l'Europe de l'Est?

Roumanie, Bulgarie, Hongrie ou Slovaquie recevraient des géants alimentaires des produits de moins bonne qualité que ceux réservés à l'Europe de l'Ouest.

La qualité du Nescafé suisse n'aurait rien à voir avec celle des pots que l'on trouve dans les pays de l'Est.
La qualité du Nescafé suisse n'aurait rien à voir avec celle des pots que l'on trouve dans les pays de l'Est.
Keystone

Ce sont les résultats d'une étude édifiante sur lesquels se penche Le Courrier ce vendredi. En effet, le quotidien, qui reprend un article de la Libre Belgique, évoque une enquête menée par le Ministère de l’agriculture slovaque qui conclut que certains géants alimentaires d'Europe de l'Ouest, dont Nestlé, Ferrero ou Danone, vendraient à l'Est des produits plus salés, sucrés et gras, ceci dans des emballages qui sont pourtant identiques.

«Nous sommes la poubelle de l’Europe»

Ainsi, selon l'étude, le café Nescafé Gold vendu en Slovaquie serait moins aromatique que celui vendu en Autriche voisine. Le poivre contiendrait plus de grains abîmés. Ou encore, le Coca-cola serait sucré au sirop de maïs et non pas avec du sucre de table. Au total, sur les 22 produits testés, la moitié étaient différents et de moins bonne qualité.

Ces résultats rejoignent une autre étude réalisée en Hongrie en février dernier. Celle-ci avait elle aussi remarqué des différences flagrantes sur certains produits, comme le Nutella accusé d'être moins fondant qu'à l'Ouest ou encore une soupe Knorr qui contenait deux fois moins de viande.

«Nous sommes la poubelle de l’Europe», s’est insurgé le ministre de l’Agriculture tchèque. Un journal roumain estime que les pays de l'Est sont traités comme des consommateurs de seconde zone.

Juteuses économies

Pour le média slovaque Pravda, «les entreprises réalisent de juteuses économies sur le dos des 55 millions de consommateurs du groupe de Visegrad». Un expert, cité par l'article, rejoint cette analyse. Pour lui, les multinationales ont recours à ce type de procédés essentiellement pour «réduire les coûts et augmenter les profits.» Un cadre slovaque interrogé estime de son côté que si les géants alimentaires se permettent ces pratiques avec l'Est, c'est parce que les consommateurs y sont moins exigeants et qu'il n'existe pas d'associations pour les défendre.

Et du côté des incriminés? Ceux-ci rejettent en bloc les accusations. Ainsi le groupe alimentaire autrichien Kotanyi affirme n'avoir qu'un seul standard de qualité pour tous ses produits. Coca-Cola estime lui que les édulcorants utilisés selon les pays n'ont aucun impact sur la qualité de ses boissons, tandis que Nestlé affirme que si le Nescafé est différent à l'Est, c'est pour mieux correspondre aux goûts locaux.

Ces explications ne sont, semble-t-il pas du goût des pays de l'Est qui ont annoncé leur intention de faire pression sur l'Union européenne pour mettre fin à ces pratiques.

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