Un professeur vaudois propose de puiser dans les coffres de la BNS

Politique économiqueStéphane Garelli demande au Parlement d’examiner la création d’une institution vouée au financement d’infrastructures.

Stéphane Garelli, professeur à l’Université de Lausanne et professeur émérite à l’IMD (International Institute for Management Development).

Stéphane Garelli, professeur à l’Université de Lausanne et professeur émérite à l’IMD (International Institute for Management Development). Image: DR

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Stéphane Garelli, professeur à l’Université de Lausanne et professeur émérite à l’IMD (International Institute for Management Development) demande aux parlementaires suisses d’examiner l’ouverture d’un tout grand chantier d’innovation en matière de politique économique : puiser dans les réserves de devises de la Banque nationale suisse (BNS) pour financer et développer les infrastructures dans le pays. Tout pourrait commencer avec 20 milliards de francs, gérés par une nouvelle institution financière encore à créer.

Dans le contexte actuel, l’idée de l’enseignant paraît fort séduisante. Les réserves de devises de la BNS s’élèvent en effet à quelque 600 milliards de francs. Et exploiter ce gigantesque magot afin de stimuler l’économie nationale demeure un défi à relever. Tandis que les pouvoirs publics, de leur côté, ne disposent pas des moyens financiers suffisants pour maintenir et développer des infrastructures vitales en termes de compétitivité.

Dans les colonnes de notre confrère Tages-Anzeiger, édité par Tamedia comme 24 Heures et la Tribune de Genève, Stéphane Garelli insiste sur le danger qu’il y aurait de recourir à des hausses d’impôt pour accroître les ressources de l’Etat : «Ce procédé priverait d’argent l’économie réelle et nuirait à son développement. Je vois cependant la possibilité que la BNS place jusqu’à la moitié de ses réserves de devises dans une future banque de développement.»

Un tel dispositif rendrait donc progressivement disponibles 250 à 300 milliards de francs. Les investissements devraient dès lors être en priorité consacrés aux réseaux routiers et ferroviaires, aux écoles, aux hôpitaux et aux télécommunications.

Créé: 30.05.2016, 11h19

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