Le rêve d’une seringue sans aiguille devient réalité

PharmaUne jeune pousse de l’EPFL travaille au développement d’un dispositif de prélèvement sanguin sans aiguille.

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Image d'illustration. Image: Patrick Martin

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Est-ce la fin du cauchemar pour les phobiques de l’aiguille? Après avoir accumulé les désillusions au cours des dernières années faute de projets concrets, leurs rêves pourraient enfin devenir réalité. Les derniers développements technologiques laissent en effet penser que dans un avenir proche, une seringue ne devrait plus agresser la peau en la perçant.

Une toute jeune pousse de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), sur impulsion de son fondateur et CEO, Arthur Queval, travaille notamment au développement d’un dispositif de prélèvement sanguin sans aiguille. Fondée à la fin de l’année dernière, Loop Medical annonçait lundi avoir conclu un partenariat avec Cerba HealthCare, un groupe spécialisé dans la biologie médicale et dont le siège est basé à Paris. «Cette entreprise va nous apporter une expertise non seulement scientifique, mais également technique et pratique afin d’améliorer l’expérience des patients tout en proposant un accès fluide aux tests les plus innovants», explique Arthur Queval.

Ce dernier reste très discret, pour le moment, sur la manière dont fonctionne ce nouvel extracteur de sang. Pour assurer du sérieux de son dispositif, le patron évoque toutefois la validation de plusieurs tests précliniques. À cela s’ajoute le soutien de la Fondation Bill & Melinda Gates.

Cette dernière y a investi 400 000 francs au vu du potentiel de cet appareil dans les pays en voie de développement. «En permettant aux patients de prélever leur sang à domicile et sans recourir à du personnel qualifié, nous allons fortement simplifier la collecte d’échantillons», explique le fondateur de Loop Medical. Dans une période où les coûts de la santé explosent, la start-up s’attend d’ailleurs à ce que sa solution permette de réduire les frais liés à ce type d’interventions.

Un travail de longue haleine

Mais Loop Medical n’est de loin pas la seule entreprise à rêver d’un monde sans seringue à aiguille. Au cours des dernières années, plusieurs projets ont démarré, à l’image de celui mené au MIT (Massachusetts Institute of Technology) en 2012. Mais le plus connu et sérieux à ce jour se situe en France, du côté de Crossject.

Ce laboratoire, basé à Dijon et fondé par Patrick Alexandre, serait d’ailleurs tout proche d’aboutir. Après 20 ans de travail et quelque 80 millions d’euros investis, il devrait en effet lancer d’ici deux ans la commercialisation de ses premiers traitements médicamenteux à injection sans aiguille (dont son produit phare, le Zeneo). En tout, huit traitements injectés sans aiguille pourraient être prêts à cette échéance.

Fondée officiellement en 2001, l’entreprise française emploie actuellement une soixantaine de salariés. Après avoir levé près de 28 millions d’euros au cours des dernières années et déposé quelque 400 brevets, Crossject est actuellement valorisé à hauteur d’une quarantaine de millions d’euros.

Comme la société française, Loop Medical escompte débuter la commercialisation de son dispositif dès 2020. À noter qu’une deuxième levée de fonds de 5 millions est en cours pour atteindre cet objectif. (24 heures)

Créé: 19.02.2018, 18h57

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