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RIE III: Unia Vaud ne soutient pas le référendum

Le syndicat Unia Vaud ne soutient pas le référendum lancé contre la réforme de la fiscalité des entreprises (RIE III).

ARCHIVES, Keystone

Les délégués ont refusé à une large majorité de s'associer à cette bataille, estimant qu'ils avaient «d'autres priorités», indique mercredi Pietro Carrobio.

La décision a été prise mardi soir par 27 voix contre 6 et une abstention, précise le secrétaire d'Unia région Vaud, interrogé par l'ats. L'assemblée des délégués s'est prononcée après avoir écouté un débat contradictoire entre le président du Conseil d'Etat vaudois Pierre-Yves Maillard et David Gygax, qui mène la lutte pour le syndicat SSP.

Bonnes concessions

Même si l'on pense que ce n'est «pas une bonne chose» de baisser les impôts pour les entreprises, la majorité a estimé qu'il fallait plutôt se concentrer sur la négociation de deux conventions collectives de travail (CCT) très importantes, sur le gros et le second œuvre.

«On n'a pas la force et l'énergie» de se lancer encore dans la bataille RIE III. En outre, Unia a obtenu des concessions du gouvernement vaudois après avoir jugé il y a quelques mois que la feuille de route qui accompagnait la réforme était «insatisfaisante» en l'état.

Fortes contreparties

Le Conseil d'Etat a ainsi ajouté à son projet des mesures sur la santé des travailleurs et la lutte contre le dumping salarial. Les autres contreparties sociales sont aussi à prendre en compte (allocations familiales, limite à 10% du revenu pour payer les primes maladie), note Pietro Carrobio.

Fin septembre, POP et Solidarités ont décidé de lancer dans le canton de Vaud le référendum contre la réforme de l'imposition des entreprises. Ils estiment que les «cadeaux fiscaux» ne profiteront qu'aux multinationales et menaceront le service public.

Bon écho

Le mouvement reçoit désormais l'appui du syndicat des services publics (SSP), de SUD, de l'Union syndicale vaudoise et du SEV, indique David Gygax. Côté politique, sont à mentionner, entre autres, les Jeunes socialistes, les Jeunes verts, Attac et la Gauche anticapitaliste.

Les gens «signent facilement et les organisations sont très mobilisées», affirme David Gygax qui ne dispose pas à ce stade d'un pointage sur le nombre de signatures obtenues. Les référendaires ont jusqu'à fin novembre pour recueillir les 12'000 paraphes nécessaires.

(ats)

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