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Roche plombé par le franc fort

Hors effets de changes, son bénéfice s'est cependant étoffé de 4%.

La division Pharma a enregistré une hausse de ses ventes de 2% à 37,33 milliards de francs.
La division Pharma a enregistré une hausse de ses ventes de 2% à 37,33 milliards de francs.
Keystone

Malgré des ventes en hausse, le franc fort a affecté l'année dernière les performances du groupe Roche. Le bénéfice net du géant pharmaceutique bâlois a reculé de 5% par rapport à 2014, tombant à 9,06 milliards de francs.

Ce repli s'explique en raison d'un impact négatif majeur des taux de change, a indiqué Roche jeudi. En monnaies locales, le bénéfice net affiche une progression de 4% sur un an.

Le chiffre d'affaires s'est amélioré de 1%, à 48,1 milliards de francs. A taux de change constants, la croissance atteint 5%. Les ventes ont été soutenues principalement par les ventes de la division Pharma aux Etats-Unis et par une demande élevée pour les produits d'immunodiagnostic, a précisé Roche dans son communiqué.

Le bénéfice d'exploitation rapporté aux activités de base a perdu 1% sur un an à 17,5 milliards de francs. Sans le gain exceptionnel de 428 millions de francs provenant de la cession des droits sur le médicament filgrastim en 2014, il progresse de 2%.

Titre à la baisse

Comme son concurrent Novartis la veille, Roche n'a pas convaincu les investisseurs. Si le chiffre d'affaires est au-delà des attentes, le bénéfice reste en deçà.

A la Bourse suisse, le bon de jouissance Roche a dévissé dès le début de l'ouverture, affichant une chute de 4,36% vers 12h30, à 256,70 francs. Au même moment, Novartis plombait aussi le marché, en perdant 2,86% à 78,25 francs, dans un SMI à -1,77%.

Mercredi, Novartis a annoncé une chute de son bénéfice net de 34%, à 7,03 milliards de dollars (7,1 milliards de francs) et un recul de son chiffre d'affaires de 5%, à 49,4 milliards de dollars. Le groupe dirigé par Joseph Jimenez a aussi présenté un plan pour restructurer en profondeur Alcon, sa division ophtalmologique.

La division Pharma comme moteur

Malgré les réserves des investisseurs, la direction de Roche s'est montrée satisfaite de son exercice. L'année 2015 a été marquée par d'excellents résultats dans les divisions Pharma et Diagnostics, a déclaré le directeur général de Roche Severin Schwan lors de la présentation des résultats de son groupe à Bâle. Les objectifs ont été pleinement remplis, a-t-il dit.

La principale division, soit la Pharma, a pu accroître ses ventes de 2%, à 37,3 milliards de francs, grâce à ses produits oncologiques, dont Avastin ou Herceptin, ses anticancéreux phares. A taux de change constants, la hausse atteint 5%.

Les ventes se sont développées favorablement dans toutes les régions, en particulier aux Etats-Unis ( 11%). L'Europe affiche en revanche un recul de 7% en francs suisses, mais une progression de 4% en monnaies locales.

Le chiffre d'affaires de la division Diagnostics est quant à lui resté stable, à 10,8 milliards de francs. A taux de change constants, la croissance atteint 6%, ce qui est supérieur au marché, a noté M. Schwan.

Prévisions modestes

Pour l'exercice qui vient de démarrer, le groupe rhénan affiche des perspectives en retenue. Roche s'attend à une croissance du chiffre d'affaires entre 1% et 5%, à taux de change constants. Le bénéfice par titre rapporté aux activités de base devrait progresser plus rapidement que les ventes.

Severin Schwan est optimiste quant à l'avenir de son entreprise. Roche va lancer 8 nouveaux produits ces trois prochaines années, a-t-il affirmé. Des médicaments contre le cancer, la sclérose en plaques, les maladies du système immunitaire ou du sang sont dans le pipeline.

«Compte tenu du portefeuille de produits richement doté et de notre pipeline prometteur, nous sommes bien positionnés pour l'avenir», a relevé M. Schwan.

Dividende en hausse

Preuve de cet optimisme, les actionnaires de Roche profiteront d'une nouvelle hausse du dividende. En regard de l'exercice 2015, le conseil d'administration propose une hausse de 10 centimes, à 8,10 francs par bon de jouissance.

Le groupe ne prévoit en outre pas de grandes acquisitions, dans un secteur où les fusions sont d'actualité. Il n'exclut cependant pas des opérations de plus petite envergure, a relevé M. Schwan.

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