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«Roche est moins favorable aux très gros rachats»

Le président de Roche, Christoph Franz, évoque les défis pour le groupe bâlois.

Christoph Franz préside depuis trois ans le géant bâlois de la pharma Roche.
Christoph Franz préside depuis trois ans le géant bâlois de la pharma Roche.
Keystone

Ces dernières semaines, l’actualité était brûlante pour la pharma suisse, entre levées de fonds record – ADC Therapeutics a encaissé 200 millions de dollars – et grosses acquisitions – comme celle d’Advanced Accelerator Applications par Novartis pour 3,9 milliards. De passage mercredi à Lausanne, le président de Roche, Christoph Franz, s’exprime sur les défis à venir.

Vous présidez Roche depuis trois ans. Quels sont les grands axes de votre mandat? Je me suis consacré à maintenir notre innovation et notre productivité à un niveau supérieur à celui du reste de l’industrie.

De grosses fusions et acquisitions ont marqué la pharma ces dernières années, la plupart étant l’œuvre de votre principal concurrent bâlois… Nous avons procédé à un plus grand nombre de transactions comparé à d’autres entreprises. La différence est qu’elles étaient plus petites. Nous sommes moins favorables aux très gros rachats car ils impliquent l’intégration souvent compliquée de cultures d’entreprise différentes. Maintenant, tout cela reste une question de cible visée et d’opportunités.

Des opportunités… En existe-t-il sur le marché? Tout est actuellement très cher au sein de notre industrie, voire trop cher lorsqu’il s’agit de sociétés cotées en Bourse.

Le problème actuel de certains géants de la pharma tient au renouvellement de leur pipeline de médicaments. Est-ce un souci pour Roche? Ces deux dernières années, nous avons réussi à faire approuver cinq médicaments. Il faut savoir que le marché accueille en moyenne une trentaine de nouvelles solutions médicamenteuses par an. En restant réaliste et en sachant que même un médicament arrivé en phase III (ndlr: la dernière phase avant sa commercialisation) peut encore se conclure par un échec, nous devrions encore en commercialiser une dizaine de plus à l’horizon 2022.

De quoi encaisser la perte d’exclusivité de vos trois médicaments phares (MabThera, Herceptin et Avastin)?

Tout est question de timing. Notre grand défi sera de parvenir à compenser la baisse des revenus liée à ces pertes d’exclusivité par ceux provenant de nos nouveaux produits. Est-ce que ces pertes d’exclusivité pourraient rendre Roche plus ouvert aux génériques? Nous y restons clairement opposés, car nous continuons de penser que les génériques sont une simple excuse pour ne pas innover et éviter certains risques liés au développement de nouveaux médicaments. Or l’avantage d’un groupe de notre taille est de pouvoir réduire ces risques en les répartissant à travers de nombreux projets de recherches.

Est-ce que ces pertes d’exclusivité pourraient rendre Roche plus ouvert aux génériques? Nous y restons clairement opposés, car nous continuons de penser que les génériques sont une simple excuse pour ne pas innover et éviter certains risques liés au développement de nouveaux médicaments. Or l’avantage d’un groupe de notre taille est de pouvoir réduire ces risques en les répartissant à travers de nombreux projets de recherches.

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