Un romand au 4e rang du travail temporaire

Rachat d'entrepriseEn prenant le contrôle de l’alémanique Global Personal Partner, le lausannois Interiman talonne les rois du secteur.

A Genève, Interiman arrive même en deuxième position
à égalité avec Manpower, juste derrière Adecco.

A Genève, Interiman arrive même en deuxième position à égalité avec Manpower, juste derrière Adecco. Image: DR

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Une fois n’est pas coutume, c’est un groupe romand qui prend une dimension nationale en acquérant une entreprise suisse alémanique. La société lausannoise Interiman, forte d’un chiffre d’affaires de 156 millions de francs, de 167 employés et de 51 succursales, a ainsi annoncé lundi soir avoir pris le contrôle sur la société argovienne Global Personal Partner. Cette entreprise de Neuenhof, située au sud de Baden, décompte, elle, plus de 70 millions de recettes, 40 employés et 12 bureaux. Le nouveau-né pèse ainsi 226 millions de francs et emploie 207 collaborateurs, sur un marché du travail temporaire toujours très local et fragmenté.

Suite à cette prise de contrôle, Interiman «devient en termes de ventes le numéro quatre sur le marché suisse du travail temporaire, derrière Adecco, Manpower et Randstad», a précisé Rolf Ziebold, consultant senior auprès de l’agence de relations publiques Voxia, en charge de la commu­nication sur ce rapprochement. «Interiman devance même Randstad en Suisse romande, et arrive à Genève en deuxième position à égalité avec Manpower, juste derrière Adecco», a-t-il ajouté.

Pour Robin Gordon, le directeur d’Interiman, «cette acquisition permet de poursuivre avec résolution notre stratégie de croissance». Afin d’utiliser au mieux la force des deux marques dans leur régions linguistiques respectives, «Global Personal Partner ne va pas simplement devenir suisse romande, car nous intégrons nos filiales Interiman dans le réseau Global Personal, qui reste indépendant opérationnellement» malgré la prise de contrôle, a-t-il poursuivi.

Ainsi, Roman D. Cornu reste actionnaire, président du conseil d’administration et directeur de Global Personal Partner, qu’il a fondée en 1997. La vente de la majorité des titres au groupe lausannois «est un coup de chance, sans lequel nous aurions été incapables de gérer la croissance à venir», a-t-il commenté. Avoir choisi une entreprise sœur pour croître, et non un simple investisseur financier, a aussi l’avantage de partager la même culture, selon lui.

Créé: 12.01.2016, 11h14

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