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ItalieRome veut négocier avec ArcelorMittal

Giuseppe Conte a jugé mercredi illégal le retrait annoncé d'ArcelorMittal de l'usine ex-Ilva de Tarente et demande un dialogue.

GIuseppe Conte le 29 octobre 2019.
GIuseppe Conte le 29 octobre 2019.
AFP

Le Premier ministre italien Giuseppe Conte a menacé mercredi de contre-attaquer face au retrait annoncé d'ArcelorMittal de l'usine sidérurgique ex-Ilva de Tarente (sud), qu'il a jugé illégal, tout en réclamant l'ouverture de négociations, après une rencontre avec le patron du groupe européen, Lakshmi Mittal.

«La vraie raison de leur retrait est que leurs investissements ne sont pas rentables, et ils réclament maintenant 5000 suppressions d'emplois. C'est inacceptable», et si ArcelorMittal maintient son projet de se retirer du site, «nous ne resterons pas inertes» face à «une rupture de contrat» international, a menacé Giuseppe Conte, qui est avocat, tout en se disant «ouvert 24H00 sur 24H00 à des négociations».

Giuseppe Conte a souligné avoir «invité la direction d'ArcelorMittal à assumer ses responsabilités», disant «espérer qu'après cette première discussion, ils reviendront à la table des négociations avec des propositions acceptables et tenables».

Le retrait «ne tient pas la route»

Le chef du gouvernement a rappelé que la reprise de l'ex-groupe Ilva par le groupe européen du magnat indo-britannique Mittal avait été «décidée dans le cadre d'un appel d'offres international» où la firme n'était pas la seule en lice et avait été choisie parce qu'elle répondait aux exigences fixées par le gouvernement italien.

«On ne peut pas dire qu'un plan industriel n'est pas soutenable une fois que les concurrents sont partis», a dénoncé Giuseppe Conte, estimant qu'un groupe comme ArcelorMittal était en mesure d'étudier en détail la situation avant d'investir.

Selon lui, la lettre envoyée par le groupe où il annonce son retrait «ne tient pas la route» sur le plan juridique, et l'Italie «n'acceptera pas qu'on se moque d'elle». «Nous avons invité le groupe à réfléchir pendant quelques jours et à nous faire une proposition pour garantir la poursuite» de ses projets.

ArcelorMittal, qui a repris fin 2018 les aciéries Ilva avec 10'700 employés dont 8200 à Tarente (sud), une autre partie à Gênes et 5000 chez des sous-traitants, a annoncé lundi son intention d'annuler ce rachat, provoquant une onde de choc en Italie en raison des craintes pour l'emploi.

Pollution

Pour justifier sa décision, le sidérurgiste invoque «le retrait par le Parlement italien de la protection légale nécessaire au groupe pour mettre en place son plan environnemental sans risquer de poursuite judiciaire» sur le site de Tarente, extrêmement pollué.

Giuseppe Conte a indiqué mercredi avoir proposé la réinstauration de formes de protection à ArcelorMittal qui les a toutes rejetées, et a estimé que cette question n'était «qu'un prétexte» pour la multinationale qui «en réalité s'est rendu compte qu'avec un niveau de production de 4 millions de tonnes par an, son investissement n'est pas rentable».

«Nous défendrons avec le maximum d'énergie les ouvriers et les communautés locales. Nous ne les laisserons pas seuls», a promis Giuseppe Conte, en annonçant une réunion avec les syndicats jeudi et en demandant à tout le pays de faire «front commun» pour la survie du site et la poursuite des projets d'assainissement de l'usine.

AFP

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