Scandales financiers: la City doute des États-Unis

BanquesAprès que les régulateurs américains ont dévoilé les affaires Barclays, HSBC et Standard Chartered, Londres s'interroge sur les réelles intentions de Washington.

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Fin juin, Barclays s'empêtre dans le scandale du Libor, ce taux interbancaire sur lequel s’appuient une multitude de transactions financières. Mi-juillet, une filiale américaine d’HSBC est accusée de blanchiment d’argent pour le compte de cartels mexicains, ainsi que de transactions illégales. Dernier scandale en date, Standard Chartered aurait dissimulé aux régulateurs américains des milliers de transactions avec l’Iran pour une valeur de 250 milliards de dollars. Des faits que la banque nie en bloc à l’heure actuelle.

«Un biais antibritannique»

En quelques semaines, les États-Unis ont révélé trois grands scandales qui mettent à mal la place financière britannique.

Crispés, la City et ses politiques s’interrogent sur les motivations des organismes américains impliqués dans les enquêtes sur Barclays et HSBC aux côtés des autorités du Royaume-Uni. Un député travailliste s’est récemment inquiété du «biais antibritannique des régulateurs et politiciens américains», qui chercheraient à «faire basculer les marchés financiers de Londres vers New York», rapporte Le Monde.

L’affaire Standard Chartered fait grincer des dents. Les services financiers de New York ont rendu public les charges contre la banque avant la fin de l’enquête. Les réactions n'ont pas tardé. La semaine dernière, le gouverneur de la Banque d’Angleterre Mervyn King a reproché aux régulateurs des États-Unis de faire cavalier seul.

«Nous devons faire attention à ce que notre désir de lutter contre les méfaits des banques ne devienne pas une excuse au protectionnisme et une attaque intéressée contre la place de Londres», a lancé de son côté, le maire de Londres Boris Johnson, cité dans Le Monde.

Le «Liborgate» et les affaires de transactions délictueuses ponctuent une année riche en débâcles financières (voir galerie photo). «Un véritable festival de révélations sur les comportements illégaux, stupides et malhonnêtes de quelques-unes des plus grandes banques au monde», commente The Atlantic.

Créé: 14.08.2012, 10h07

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