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BanquesScandales financiers: la City doute des États-Unis

Après que les régulateurs américains ont dévoilé les affaires Barclays, HSBC et Standard Chartered, Londres s'interroge sur les réelles intentions de Washington.

A Londres, les malversations du trader Kweku Adoboli (photo) ont coûté plus de 2,3 milliards de dollars à UBS. Et poussé le directeur général de la banque Oswald Grübel vers la sortie. Le courtier gérait des Exchange Traded Funds (ETF), soit le même type de produits financiers que manipulait Jérôme Kerviel. Le Français a fait perdre près de 5 milliards d'euros à la Société Générale en 2008.
A Londres, les malversations du trader Kweku Adoboli (photo) ont coûté plus de 2,3 milliards de dollars à UBS. Et poussé le directeur général de la banque Oswald Grübel vers la sortie. Le courtier gérait des Exchange Traded Funds (ETF), soit le même type de produits financiers que manipulait Jérôme Kerviel. Le Français a fait perdre près de 5 milliards d'euros à la Société Générale en 2008.
Facundo Arrizabalaga, AFP
En 2011, le groupe franco-belge Dexia affichait une perte de près de 12 milliards d'euros. En cause, un lourd passé qui a conduit la banque à son démantèlement : des rachats bancaires trop onéreux, son implication dans la bulle spéculative immobilière à l'origine de la crise des subprimes, ou encore le scandale des prêts toxiques aux municipalités.
En 2011, le groupe franco-belge Dexia affichait une perte de près de 12 milliards d'euros. En cause, un lourd passé qui a conduit la banque à son démantèlement : des rachats bancaires trop onéreux, son implication dans la bulle spéculative immobilière à l'origine de la crise des subprimes, ou encore le scandale des prêts toxiques aux municipalités.
Bruno Fahy, AFP
Standard Chartered est accusée d'avoir dissimulé au régulateur américain plus de 60 000 transactions illégales avec l'Iran d'une valeur de 250 milliards de dollars, sur une durée de dix ans. La banque britannique a réfuté toutes les accusations formulées par une autorité de régulation de New York.
Standard Chartered est accusée d'avoir dissimulé au régulateur américain plus de 60 000 transactions illégales avec l'Iran d'une valeur de 250 milliards de dollars, sur une durée de dix ans. La banque britannique a réfuté toutes les accusations formulées par une autorité de régulation de New York.
Will Oliver, AFP
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Fin juin, Barclays s'empêtre dans le scandale du Libor, ce taux interbancaire sur lequel s’appuient une multitude de transactions financières. Mi-juillet, une filiale américaine d’HSBC est accusée de blanchiment d’argent pour le compte de cartels mexicains, ainsi que de transactions illégales. Dernier scandale en date, Standard Chartered aurait dissimulé aux régulateurs américains des milliers de transactions avec l’Iran pour une valeur de 250 milliards de dollars. Des faits que la banque nie en bloc à l’heure actuelle.

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