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Schneider-Ammann défend la Bourse suisse

Le ministre de l'Economie est à Bruxelles pour évoquer notamment la reconnaissance boursière entre la Suisse et l'UE. L'acier est aussi au menu.

Johann Schneider-Ammann a rencontré lundi à Bruxelles la commissaire européenne au commerce Cecilia Malmström. Ils ont notamment discuté des mesures américaines dans le domaine de l'acier et de l'aluminium ainsi que de la reconnaissance boursière entre la Suisse et l'UE.

Les conséquences des droits de douane américains sur les importations d'acier et d'aluminium pour les exportateurs suisses et européens ont constitué l'un des principaux sujets de l'entretien. Le conseiller fédéral a fait part de l'inquiétude de la Suisse face à la montée du protectionnisme dans le commerce mondial, a indiqué le Département fédéral de l'économie (DEFR) dans un communiqué.

Lors de cette visite, M. Schneider-Ammann voulait rendre la commissaire européenne attentive à cette problématique suffisamment tôt. «Nous avons sollicité cette rencontre avec Mme Malmström», a-t-il relevé au terme de la rencontre.

Le conseiller fédéral a expliqué les efforts entrepris par la Suisse pour trouver une solution pour les producteurs d'aluminium et d'acier helvétiques. Il est également revenu sur son entretien du 20 avril avec le secrétaire américain au commerce Wilbur Ross à Washington.

«Pas créer des embûches»

L'Union européenne (UE) a ouvert il y a un mois une enquête de sauvegarde concernant les produits sidérurgiques. Elle pourrait introduire des mesures sous la forme de restrictions à l'importation, tels des droits de douane ou des contingents d'importation.

Johann Schneider-Ammann a souligné que ces éventuelles mesures ne devaient pas entraver le commerce avec la Suisse. Les engagements découlant de l'accord de libre-échange entre la Suisse et l'UE devaient être respectés, a-t-il estimé.

Le chef du DEFR n'a certes obtenu aucun engagement ferme, mais la commissaire européenne a fait montre d'une grande compréhension pour la Suisse. «Elle a clairement dit que le but de l'UE n'est pas de nous créer des embûches ni d'entraver le commerce», a-t-il déclaré.

Reconnaissance illimitée d'ici mi-2018

Le conseiller fédéral et Cecilia Malmström ont également abordé la question de l'équivalence boursière entre la Suisse et l'UE. «Ce thème nous tient en haleine», a relevé Johann Schneider-Ammann. Ni lui ni Mme Malmström ne sont responsables de ce dossier, mais le problème doit absolument être rapidement résolu: «plus vite ce sera fait, mieux ce sera pour nous.»

Pour mémoire, la Commission européenne n'a reconnu en décembre que pour un an l'équivalence du cadre légal et de surveillance suisse pour les places financières helvétiques. Bruxelles lie l'équivalence de la Bourse suisse à un accord-cadre institutionnel entre la Suisse et l'UE.

La reconnaissance de l'équivalence des bourses est essentielle pour que les banques européennes et les investisseurs correspondants gardent l'accès à la Bourse suisse et puissent continuer d'acheter et de vendre les titres, helvétiques ou étrangers, cotés en Suisse.

Johann Schneider-Ammann a souligné que la reconnaissance limitée dans le temps de l'équivalence constituait une discrimination de la Suisse par rapport à d'autres partenaires de l'UE. La Suisse souhaite obtenir une reconnaissance illimitée d'ici au milieu de cette année, a-t-il rappelé.

Point sur d'autres négociations de l'UE

L'état des négociations commerciales de l'UE avec le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) et le Mexique a aussi été abordé. La Suisse juge essentiel d'établir des règles aussi proches que possible de celles qu'établira l'UE, afin d'éviter tout désavantage à son économie d?exportation par rapport à ses compétiteurs européens, conclut le communiqué.

(ats)

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