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Les scientifiques contestent la toute-puissance d’Elsevier

L’Union européenne attribue un mandat de surveillance sur l’édition scientifique au leader mondial de ce marché. Branle-bas!

Sur le marché des publications scientifiques, les enjeux économiques sont énormes. Selon une étude, les dépenses des universités et autres grandes écoles en revues de ce type s’élèvent à quelque 10 milliards de francs par an dans le monde.
Sur le marché des publications scientifiques, les enjeux économiques sont énormes. Selon une étude, les dépenses des universités et autres grandes écoles en revues de ce type s’élèvent à quelque 10 milliards de francs par an dans le monde.
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Dans le monde entier, les milieux académiques et les chercheurs se mobilisent pour combattre la domination écrasante du groupe néerlandais Elsevier sur le marché lucratif de l’édition scientifique. Depuis plus d’une dizaine d’années!

Dans cette lutte, une solution semble faire l’unanimité: l’«open access» ou «open science». C’est-à-dire l’accès libre et gratuit à toutes les publications sur des recherches financées par des fonds publics. La Commission européenne voulait atteindre cet objectif dès l’an prochain, grâce à son fameux plan S. Mais, finalement, Bruxelles fâche tout le monde. La Commission vient tout juste d’ériger le leader mondial du marché en gardien du libre accès!

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