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La Suisse n'est pas «une île au milieu des océans»

Le secrétaire d'Etat aux questions financières internationales affirme qu'après avoir coopéré avec l'OCDE la Suisse peut être une place financière «stable» et «reconnue internationalement».

Jacques de Watteville, secrétaire d'Etat aux questions financières internationales.
Jacques de Watteville, secrétaire d'Etat aux questions financières internationales.
(photo d'illustration), Keystone

La Suisse peut être, après avoir coopéré avec l'OCDE, «une place financière à l'avant-garde, stable, fiable, reconnue internationalement», affirme Jacques de Watteville, secrétaire d'Etat aux questions financières internationales. Le diplomate rappelle dans les colonnes du Matin Dimanche que Berne ne vit pas «en autarcie».

«Voulons-nous être une place offshore opérant dans une zone grise, soumise constamment à des pressions et à des sanctions?», s'interroge Jacques de Watteville, avant d'affirmer que la Suisse n'est pas «une île perdue au milieu des océans». Elle est «une puissance économique importante» et «la sécurité juridique est cruciale pour les investisseurs», ajoute-t-il.

Si la Suisse vivait en autarcie, «elle serait évidemment moins vulnérable aux pressions extérieures, mais notre niveau de vie serait bien moins élevé», poursuit le diplomate.

Berne avait posé ses conditions pour le passage à l'échange automatique d'informations et «ces éléments se retrouvent, grâce à l'appui d'autres pays, dans les documents que vient d'adopter le Conseil de l'OCDE», le nouveau standard global adopté la semaine dernière, se félicite Jacques de Watteville. «On peut parler d'un succès de la diplomatie financière helvétique.»

«Nous voulions un seul standard global basé sur le principe de la réciprocité; que ce standard respecte le principe de spécialité, les informations transmises ne devant servir qu'à des fins fiscales; la protection des données; l'identification des bénéficiaires économiques des structures juridiques comme les trusts», énumère-t-il.

Employés de banque

Concernant la transmission de noms de milliers d'employés de banques aux Etats-Unis, Jacques de Watteville, qui juge la question «importante et délicate», appelle toutefois à ne pas dramatiser. «A notre connaissance, les Etats-Unis n'ont pas de raison ni l'intention d'engager des poursuites, ils veulent surtout corroborer leurs informations», explique le diplomate.

Jacques de Watteville rappelle que «les clients qui se sont déclarés ou qui ont été démasqués» par Washington «ont fourni beaucoup d'informations, y compris des noms de conseillers financiers». Les noms actuellement livrés seraient donc, pour beaucoup, «déjà connus des Américains».

ats

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