La Suisse retirée de la seconde liste noire de l'OIT

Marché du travailLes conditions de licenciement de travailleurs actifs dans les syndicats préoccupaient l'Organisation internationale du travail. Mardi, la Suisse a été épargnée à Genève.

«Nous n'aimons pas tellement ces listes», avait admis lundi devant quelques journalistes le conseiller fédéral Alain Berset, après avoir ouvert la Conférence du centenaire de l'OIT à Genève.

«Nous n'aimons pas tellement ces listes», avait admis lundi devant quelques journalistes le conseiller fédéral Alain Berset, après avoir ouvert la Conférence du centenaire de l'OIT à Genève. Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

La Suisse ne sera pas examinée en profondeur par l'OIT qui ciblait les conditions de licenciement de travailleurs actifs dans les syndicats. Présente dans une première liste noire, elle a été épargnée mardi à Genève et retirée d'une liste resserrée à environ 25 pays.

La Commission d'application des standards de l'www.24heures.ch/global/lang--fr/index.htm(OIT) a estimé que les préoccupations sur la liberté syndicale en Suisse étaient moins importantes que la situation d'autres Etats. Berne figurait sur une première liste de 40 Etats. Si la Suisse avait été encore pointée du doigt, elle aurait été entendue par la commission dans les prochains jours et celle-ci aurait ensuite lancé la semaine prochaine des recommandations officielles.

Un dédommagement insuffisant

L'OIT lui reproche de ne pas suffisamment protéger ses travailleurs actifs dans des syndicats en cas de licenciement pour leurs efforts dans ce cadre. Certes, le droit suisse considère qu'un licenciement est abusif lorsque celui-ci est lié à une activité syndicale légale. Le dédommagement maximal est toutefois de six mois de salaire. Selon l'OIT, cette compensation ne suffit pas.

«Nous n'aimons pas tellement ces listes», avait admis devant quelques journalistes lundi le conseiller fédéral Alain Berset, après avoir ouvert la Conférence du centenaire de l'OIT à Genève. Selon lui, un maintien sur la seconde liste aurait surtout été «une invitation à reprendre rapidement la discussion».

Dans un an à l'OIT

Le chef du Département fédéral de l'intérieur (DFI) a annoncé que son collègue Guy Parmelin a prévu de mener une médiation entre les patrons et les syndicats. Un dispositif salué mardi par l'Union syndicale suisse (USS), tout comme «les signes que le patronat veut trouver des solutions à ce problème».

Les syndicats souhaitent au moins douze mois de salaire et la possibilité d'un réengagement. De leur côté, les employeurs s'opposent à une augmentation de la compensation. L'USS a approuvé le retrait suisse de la liste mais appelle à des améliorations sous peine de maintenir «une pression forte». La Suisse devra elle rendre compte dans un an à l'OIT. (ats/nxp)

Créé: 11.06.2019, 14h59

Articles en relation

Merkel, Macron et Medvedev à Genève: retrouvez l'essentiel des interventions à l'OIT

Conférence 40 chefs d'État sont attendus pendant dix jours à l'occasion du centenaire de l'Organisation internationale du travail. Plus...

«Il n’y a aucune alternative à un multilatéralisme fort»

Travail À Genève, Alain Berset s’est exprimé à la conférence du centenaire de l’OIT. Emmanuel Macron et Angela Merkel y seront présents. Plus...

Berset appelle à collaborer pour l'avenir du travail

Centenaire de l'OIT Plus de 40 chefs d'Etats et de gouvernements sont attendus durant la dizaine de jours de la réunion de l'Organisation internationale du travail (OIT) qui célèbre ses 100 ans d'existence. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.