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La Suisse tombera en récession en 2020

Les experts du Seco tablent sur un recul du PIB de 1,5%, en raison de l'impact de la pandémie sur l'économie du pays.

Keystone

Le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) a raboté jeudi ses prévisions de croissance en raison de l'impact du coronavirus sur la conjoncture suisse. Les experts de la Confédération tablent désormais sur un recul du PIB, corrigé des événements sportifs, de 1,5%, contre 1,3% en décembre dernier.

En tenant compte des manifestations sportives encore prévues, le recul du produit intérieur brut (PIB) est attendu à 1,3%. Le taux de chômage est attendu en hausse à 2,8% en moyenne nationale, contre 2,4% pronostiqué en décembre. En raison des incertitudes et de la baisse de l'utilisation des capacités, les entreprises vont réduire fortement leurs investissements et l'emploi.

L'économie suisse est affectée par la propagation du coronavirus, souligne le Seco. D'une part, des pans entiers sont touchés directement par les suspensions temporaires d'activité, comme l'hôtellerie et la restauration. Les dépenses en matière de voyages, loisirs et biens de consommation vont diminuer. La consommation privée devrait reculer, malgré des effets de rattrapage attendus au courant de l'année.

Eventuelle reprise au 2e semestre

D'autre part, les partenaires commerciaux étant aussi touchés, le groupe d'experts prévoit que les exportations vont fortement chuter pour la première fois depuis 2009. En supposant que la situation épidémiologique se stabilise courant 2020, le groupe d'experts estime que l'économie va se reprendre au second semestre.

«Si l'épidémie se prolonge, elle pourrait aussi avoir un effet sur l'année prochaine», a toutefois mis en garde Eric Scheidegger, chef de la direction de la politique économique du Seco lors du point presse organisé par l'Office fédéral de la santé publique.

Un rebond en 2021

Pour 2021, le Seco table sur un rebond de 3,3%, contre 1,6% anticipé en décembre (ajusté des événements sportifs). Le chômage est aussi attendu en hausse à 3,0%, contre 2,6% en décembre. Malgré les effets de rattrapage, le Seco s'attend à ce que «le PIB reste inférieur au niveau qui aurait pu être atteint sans le coronavirus d'ici à la fin de 2021.»

Les prévisions restent pour l'heure extrêmement floues. Les incertitudes sont actuellement extraordinairement élevées, résume le document. Le risque de turbulences sur les marchés financiers et de nouvelles pressions à la hausse du franc est aussi accru.

(ats)

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