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AviationSwiss est devenue une compagnie low cost

Il n'y a presque plus de différence entre Swiss et Easyjet. La filiale de Lufthansa ne cherche plus à être l'une des meilleures compagnies du monde. Du moins en classe économique.

Tarifs Light et plus de snack à bord: Swiss ressemble de plus en plus à Easyjet sur les vols courts.
Tarifs Light et plus de snack à bord: Swiss ressemble de plus en plus à Easyjet sur les vols courts.
Keystone

Ceux qui recherchent des billets d'avion bon marché s'en sont déjà rendu compte: il n'y a presque plus de différence de prix entre Swiss ou Easyjet. En particulier depuis que Thomas Klühr en a pris la direction début 2016, la filiale de Lufthansa est devenue une compagnie aérienne low cost, indique le Blick lundi.Notamment dans les vols courts: il faut dire que dans cette catégorie, les tickets diminuent en moyenne de 6% par an.

Il est donc logique que la compagnie aérienne adapte ses avions, souligne le journal. Ainsi en 2014, elle a installé 12 à 19 sièges supplémentaires dans ses Airbus A320 et A321. Ce qui la met, en termes de places pour les passagers, au même niveau que les compagnies à bas prix.

Tarif Light

Mais il n'y a pas que l'espace qui ressemble désormais aux low cost: en effet, depuis 2015 Swiss propose elle aussi sur de nombreuses lignes des tarifs différenciés, dont un tarif Light qui permet de voler moins cher pour autant que vous n'emportiez qu'un petit bagage à main et que la réservation soit ferme. Et ce tarif ne s'applique pas qu'aux vols courts. Depuis cet été, il a été introduit sur le vol Zurich-New York.

Et comme il y a plus de sièges à bord mais que les compartiments bagages, eux, n'ont pas été augmentés, il y a de plus en plus de conflits sur les valises et sacs que les passagers emportent en cabine. Corollaire: les vols ont toujours plus de retard.

Pression à Genève

C'est surtout au départ et à destination de Genève que la pression est la plus forte, ceci en raison de la forte concurrence des autres compagnies à bas prix comme Easyjet. Du coup, cet été, Swiss n'y propose pratiquement plus que son système de tarif Light. Non seulement, celui-ci ne permet d'enregistrer aucun bagage, mais en outre à bord, il n'offre plus aucun snack, mis à part le petit chocolat traditionnel. Tout le reste est payant. Selon le porte-parole de Swiss, Stefan Vasic, ce modèle Light fonctionne bien. Il sera peut-être étendu à Zurich, mais rien n'est encore sûr.

Pour Patrick Huber, ancien rédacteur en chef du magazine aéronautique Cockpit, l'affaire est claire. «Je pense que Swiss va bientôt étendre ce modèle partout», estime-t-il dans le «Blick». Car la pression des low cost se fait ressentir partout. Pour lui, les compagnies aériennes classiques comme Swiss ou British Airways ont depuis longtemps pris l'habitude de s'adapter aux compagnies à bas prix. «C'est en train de se produire chez nous.»

Fini de vouloir être la première

Du coup, en raison de cette concurrence, Swiss a abandonné son objectif d'être l'une des meilleures compagnies aériennes du monde. Alors que la société mère, Lufthansa, est notée comme une compagnie cinq étoiles par l'agence de notation Skytrax depuis 2017, Swiss n'a reçu que quatre étoiles, selon le dernier classement publié la semaine dernière, souligne le journal.

Mais Swiss, 12e du classement, ne se considère pourtant pas comme une low cost. Elle rappelle qu'il existe de grandes différences par rapport à Easyjet et Ryanair. Ainsi, elle a «investi des milliards dans le développement et pour améliorer l'expérience du voyage au cours des dernières années». En outre, elle mise non seulement sur une clientèle qui préfère des prix bas, mais aussi sur les passagers au portemonnaie bien garni. Elle a ainsi investi massivement dans des salles d'attente pour une clientèle d'affaires et les passagers first class.

Et cette stratégie marche, selon Patrick Huber. «La classe affaires surtout fonctionne très bien. Elle affiche généralement complet. C'est une mine d'or», dit-il. Le porte-parole de Swiss, Stefan Vasic, confirme: «Les affaires avec les premières classes et la business ont pris de l'importance», dit-il. «Mais cela ne veut pas dire que nous négligeons les passagers de la classe économique.»

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