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Initiative populaireSwissmem et Interpharma contrent l'initiative UDC

Swissmem et Interpharma s'engagent dans la campagne contre l'initiative UDC sur le renvoi des étrangers criminels.

Photo d'illustration.
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Keystone

Ils s'engagent contre l'initiative UDC sur le renvoi des étrangers criminels. Contrairement à Economiesuisse et à l'USAM qui devraient rester à l'écart de la campagne, Swissmem et Interpharma s'engagent pour le non.

Cette initiative populaire, soumise en votation le 28 février prochain, ne semble pas avoir d'enjeu économique. Pourtant, le Conseil fédéral fait référence dans son message à l'accord sur la libre circulation des personnes, car celui-ci octroie des droits aux individus en situation d'expulsion.

Une jeune femme bien intégrée pourrait ainsi être expulsée après avoir endommagé un bâtiment avec un graffiti parce que, quelques années plus tôt, elle a insulté son voisin, avait expliqué Simonetta Sommaruga mardi dernier, au moment de lancer la campagne contre l'initiative de mise en œuvre.

Opposition molle des milieux économiques

Swissmen confirme participer financièrement à la campagne du non, a indiqué Ivo Zimmermann, porte-parole de la faîtière de l'industrie des machines, revenant sur une information de la SonntagsZeitung. Il n'a en revanche pas voulu préciser le montant.

Interpharma n'a pas non plus précisé la somme investie, mais le directeur de la faîtière des entreprises pharmaceutiques a souligné l'importance de cette initiative. Toucher aux valeurs inscrites dans la Constitution remet en question la sécurité juridique de la Suisse, ce qui n'est pas un bon signal à envoyer aux investisseurs, a estimé Thomas Cueni.

Economiesuisse aussi

Economiesuisse refuse aussi le texte de l'UDC, mais elle ne met pas la main à la poche pour cette campagne. Dans les dix-huit prochains mois, les Suisses devront se prononcer sur plusieurs objets ayant un enjeu économique. L'organisation a donc procédé à des choix, a dit à l'ats Jan Atteslander, membre de la direction, mais elle salue ses membres qui s'engagent financièrement dans la campagne du non.

L'USAM n'a pas adopté de mot d'ordre. Elle ne participe donc pas activement à la campagne du non, en tout cas pas financièrement.

Les Suisses ont déjà adopté une initiative de l'UDC sur le renvoi des criminels étrangers en novembre 2010. Mais entretemps le parti a lancé un second texte «pour le renvoi effectif». Le sort de cette initiative «de mise en œuvre» est désormais dans les mains des votants.

Le texte de l'UDC ne sera pas soumis dans son intégralité au peuple le 28 février. Le Parlement l'a partiellement invalidé. Il a biffé la disposition limitant les normes impératives du droit international à «l'interdiction de la torture, du génocide, de la guerre d'agression, de l«esclavage ainsi que l'interdiction de refouler une personne vers un Etat où elle risque d«être torturée ou tuée».

ats

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