Swissquote débarque sur la planète Bitcoin

BoursicotageC'est la première banque européenne sur Internet offrant la possibilité d’investir dans le bitcoin. Le secteur est-il menacé par une «guerre civile»?

Marc Bürki, le CEO de Swissquote.

Marc Bürki, le CEO de Swissquote. Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

C’est une façon d’attirer ceux tentés par la spéculation sur les monnaies virtuelles. Swissquote est depuis ce vendredi matin la première banque européenne sur Internet offrant la possibilité d’investir dans le bitcoin. Ses clients pourront jouer des euros ou dollars contre la cryptomonnaie la plus diffusée au monde.

L’établissement vaudois espère attirer les investisseurs craignant de transférer leur argent sur de lointaines plates-formes – la plus grosse est basée à Hongkong. «En qualité de banque suisse nous offrons à nos clients toutes les garanties», promet Marc Bürki. Les transactions sont exécutées par le luxembourgeois Bitstamp, seule bourse aux bitcoins régulée en Europe. «Cette légitimation du bitcoin est une bonne nouvelle pour tout l’écosystème des cryptomonnaies – hormis ses acteurs les plus libertariens – cela y attire du monde et montre que le régulateur helvétique est ouvert à ce type d’évolution», réagit Arnaud Salomon, patron de la PME «FinTech» genevoise SMEx.

Une contrainte est imposée par Swissquote: impossible d’emprunter pour spéculer afin de décupler ses gains… ou ses pertes. On comprend la prudence. Car mieux vaut avoir le cœur bien accroché pour se lancer. Créée le 9 janvier 2009 par un génie de l’informatique surnommé Satoshi Nakamoto – son identité n’a jamais été dévoilée – la monnaie virtuelle a vu sa valeur monter jusqu’à 1100 dollars à fin 2013. En janvier 2015 elle ne valait plus que 200 dollars. Il ne fallait pas tout vendre… le bitcoin a repris l’ascenseur pour passer la barre des 1000 dollars en janvier 2017. L’atmosphère raréfiée des 3000 dollars a été atteinte début juin. Des banquiers de Wall Street aux grands-mères taïwanaises, tous les accros aux marchés financiers ne parlent que de cela.

L’envolée s’est pourtant interrompue net, mi juin. Le bitcoin s’échange aujourd’hui 2370 dollars. Car dans les coulisses, les fous d’informatiques, souvent Chinois, qui mettent leurs ordinateurs à disposition pour faire fonctionner la cryptomonnaie – moyennant commission – s’écharpent sur la technologie à adopter. Le Créateur inconnu avait cru graver dans le marbre la gestion de la «blockchain» – l’ADN informatique du bitcoin. Mais son succès pousse certain à exiger que l’on accélère le processus de création monétaire. «La communauté se déchire, les libertariens ne veulent pas que l’on touche au Code, de peur d’ouvrir la boite de Pandore et de toucher un jour aux fondamentaux – par exemple la garantie qu’il n’y aura jamais plus de 21 millions de bitcoins», analyse Arnaud Salomon. «Le bitcoin est un réseau de paiement, mais aussi la garantie d’une inflation connue, prévisible et limitée», explique l’expert en monnaies genevois.

L’agence Bloomberg parle de «guerre civile». Un compromis a semblé voir le jour, promis pour le 21 juillet. Mais personne ne sait combien de ces plombiers qui gèrent la tuyauterie du bitcoin l’adopteront après cette date fatidique. Et si cela provoquait une scission – entre canal historique et bitcoin progressiste – venant fracturer ce marché de 41 milliards de dollars? Ethereum, deuxième cryptomonnaie la plus utilisée, a connu un tel schisme par le passé. Sans que sa valeur se volatilise.

(24 heures)

Créé: 14.07.2017, 09h44

Paid Post

Prévoir pour vivre selon ses choix
vente/publireportage/Une-prevoyance-pour-vivre-selon-ses-propres-choix/story/17606836 Un nouveau-né sur deux atteindra 100 ans. Il faut donc prendre les devants. Par exemple avec un fonds de placement.

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actu croquée par nos dessinateurs, partie 4

Dimanche, la population nyonnaise a refusé pour la troisième fois un projet des autorités visant à créer un foyer pour l'Etablissement vaudois d'accueil des migrants (EVAM). Paru le 25 septembre.
(Image: Bénédicte) Plus...