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Syngenta rejette la seconde offre de rachat de Monsanto

Le groupe agrochimique bâlois juge toujours inapproprié le prix proposé par le géant américain des semences. Monsanto reste déterminé dans son projet.

Une manifestation de protestation avait eu lieu le 23 mai dernier à Bâle contre ce rachat et contre les OGM.
Une manifestation de protestation avait eu lieu le 23 mai dernier à Bâle contre ce rachat et contre les OGM.
Keystone

Syngenta rejette une seconde offre de rachat de son concurrent américain Monsanto. Le groupe agrochimique bâlois juge toujours inapproprié le prix proposé par le géant américain des semences. Monsanto reste déterminé dans son projet.

Dans une lettre datée du 6 juin, publiée lundi par Syngenta par souci de «transparence», Monsanto répète les termes de son offre initiale. Le groupe américain propose toujours 449 francs par action, ce qui valorise l'entreprise à 42 milliards de francs. Mais il ajoute une pénalité de rupture de deux milliards de dollars en cas de veto des autorités de la concurrence à son projet.

Dans un message aux actionnaires publié lundi, le conseil d'administration de Syngenta estime que Monsanto n'a pas fait d'efforts suffisants concernant le prix mais aussi sur les questions de régulation. La proposition d'indemnité est «inadéquate», écrit-il.

Syngenta estime qu'un échec de la transaction provoquerait un tort «significatif» à son encontre. L'indemnité proposée est «dérisoire» par rapport à ce qui se fait dans des transactions impliquant un tel niveau de risques au niveau réglementaire, ajoute le groupe bâlois.

Monsanto se défend

Monsanto répond que le montant est «l'un des plus élevés jamais consenti par une entreprise». Dans sa lettre aux dirigeants de Syngenta, le patron du groupe américain Hugh Grant estime en outre que Syngenta pourrait atteindre ses objectifs plus rapidement, en combinant les produits phytosanitaires de l'un avec les semences de l'autre.

Hugh Grant regrette aussi que les détails de la transaction aient filtré dans les médias avant une publication officielle.

Les rumeurs de marché font également état d'un intérêt de BASF. Le géant allemand pourrait endosser le rôle de chevalier blanc face à l'OPA non sollicitée de Monsanto, ce qui pourrait donner lieu à une guerre d'enchères. De nombreux experts tablent en outre sur un relèvement de l'offre autour de 500 francs.

Action dans le rouge

L'action de Syngenta a toutefois entamé la semaine dans le rouge. Les intervenants se sont montrés déçus de l'offre de Monsanto, ce qui a engendré de nouvelles prises de bénéfice. La plupart des experts estiment toutefois que le feuilleton pourrait encore réserver des surprises.

A la clôture de la Bourse suisse, la nominative Syngenta s'est étiolée de 1,62% à 406,10 francs, après avoir déjà chuté de 3,3% vendredi. De son côté, le SMI a cédé 0,49%.

Pour un analyste de la banque Vontobel, la probabilité d'une transaction s'est accrue malgré ce dernier rebondissement. Elle serait désormais supérieure à 50%. Même son de cloche chez Helvea Baader, alors que la Banque cantonale de Zurich estime que ce second refus rend la transaction plus improbable.

(ats)

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