Tidjane Thiam: «Nous allons vers une normalisation des taux»

Davos du chocolatLe patron de Credit Suisse estime que l'économie souffre des taux bas

Image: KEYSTONE/Dominic Steinmann

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«Je pense que l'économie et les marchés ont besoin d'une normalisation des taux d'intérêts, et j'ai apprécié les dernières déclarations de Madame Yellen (présidente de la Fed) laissant entendre qu'on se dirige vers une normalisation à terme», a déclaré mercredi matin à Davos Tidjane Thiam, directeur général de Credit Suisse, invité à la 3e édition de la rencontre biennale Chocovision.

Le directeur de Credit Suisse a fait ici directement référence à la décision que va prendre la semaine prochaine la Banque centrale américaine (Fed), de monter, ou non, d'un cran, ses taux d'intérêts. Une option jugée moins probable par le marché suite à la publication en fin de semaine passée de chiffres décevants sur la création de nouveaux emplois aux Etats-Unis.

Besoin de faire de l'humour

«Ces programmes ne sont pas seulement mauvais pour les banques, mais surtout pour l'économie en général, les banques centrales les ont lancé sans savoir comment en sortir», a ajouté le double national franco-ivoirien, visiblement à l'aise de s'adresser à une audience «où tout le monde sait où se trouve la Côte d'Ivoire».

«Vous me permettez de faire de l'humour, mais cela fait du bien (pour contrebalancer) ce que je lis tous les jours dans les journaux (sur Credit Suisse)», a-t-il ajouté à ce propos.

«Je n'ai pas hésité une seconde à accepter cette invitation», a-t-il aussi reconnu, à cause des liens existant entre son pays d'origine et le chocolat. La Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial de cacao avec un part de marché de 40%.

Rester fidèle aux marchés émergents

Concernant le sujet principal de son allocution portant sur les opportunités de croissance dans les pays en voie de développement, Tidjane Thiam a souligné que «ces pays possèdent toujours des opportunités intactes, même s'il est nécessaire d'avoir les reins solides quand on y investit, car il faut être prêt à encaisser la volatilité qui y a lieu».

Face aux 200 invités de Chocovision 2016, représentants triés sur le volet et représentatifs de toute la filière du cacao, une manifestation organisée par le groupe suisse Barry Callebaut, leader mondial des produits à base de cacao, le franco-ivoirien a aussi soulevé que ces marchés «ont la mémoire longue, et qu'une stratégie «stop and go», d'entrée et de sortie dans ces pays, ne fonctionne pas».

Après des années d'euphorie, les professionnels financiers sont plutôt critiques en ce moment sur les marchés développés.

Créé: 08.06.2016, 11h21

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