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Moins du tiers des Suisses recourent à la «Fintech»

A l’inverse du Royaume-Uni, la réticence est grande face aux services bancaires alternatifs, montre une enquête EY.

Dans les bureaux de la Fintech N26 (Number26), à Berlin. (Illustration)
Dans les bureaux de la Fintech N26 (Number26), à Berlin. (Illustration)
Reuters

Alors que les autorités fédérales assouplissent le cadre réglementaire imposé aux PME innovantes du secteur financier, seuls 30% des Suisses restent disposés à utiliser leurs services révèle une étude publiée mercredi par EY, la multinationale du conseil et de l’audit. Ces conclusions sont tirées d’un sondage réalisé dans une vingtaine de pays et auprès de 22 000 internautes afin de cerner l’un des bouleversements les plus importants affronté par les banques depuis deux décennies.

En Suisse, les personnes interrogées restent très réticentes à utiliser les services en ligne de planification de budget, les applications pour l’achat simplifié d’actions ou les outils d’épargne. L’emprunt d’argent sur des sites participatifs – dits de «peer to peer» – n’est pratiquement jamais utilisé. La bancarisation très forte du pays serait à l’origine de cette prudence, selon le rapport. Les Suisses sont en revanche plus ouverts aux services de paiement et de transferts d’argent.

L’engouement pour ces services bancaires alternatifs sur Internet est tout autre dans les pays émergents – sept sondés sur dix les utilisent en Chine et près d’un sur deux en Inde ou au Brésil. Ces PME dites «FinTech» connaissent un énorme succès au Royaume-Uni, où 42% des personnes interrogées disent les utiliser. A l’inverse le Canada, le Japon, la Belgique ou le Luxembourg affichent des taux d’utilisation inférieurs de près de moitié à ceux observés en Suisse ou en France.

Pour les banques traditionnelles voir s’échapper une partie de ces services – souvent très lucratifs, à l’instar du change – apparaît comme une menace, alors que EY prévoit que le taux d’adoption des «FinTech» passera de 30% à 44% à l’avenir en Suisse. «Les établissements devront à l’avenir faire encore plus d’efforts pour garder leurs clients grâce à des solutions FinTech facilement accessibles, bon marché et permettant de gagner du temps», prévient l’étude de EY. Des établissements qui, de leur côté, expérimentent de nouveaux services, souvent en soutenant des entrepreneurs dans le but de s’allier avec eux – ou de racheter leur société – en cas de succès. Près de 185 jeunes entreprises sont actuellement actives dans la «FinTech» en Suisse.

Dans l’Union européenne, la volonté de déréglementer certains services, comme les paiements, va beaucoup plus loin et «rappelle celle du secteur des télécoms», estimait il y a peu Arnaud Salomon, patron de la «start-up» SMEx, spécialisée dans les transferts d’argent à l’étranger.

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