Les trésors du studio Ghibli débarquent ce week-end sur Netflix

StreamingEnvie de cocooner ce week-end par ce temps maussade? Cela tombe bien, car c’est ce samedi que démarre sur Netflix la diffusion de sept films d’animation du studio Ghibli.

Image issue du film «Mon voisin Totoro».

Image issue du film «Mon voisin Totoro». Image: DR

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Il y a quelques jours, les deux firmes annonçaient conjointement, surprenant leur monde, leur accord pour la mise en ligne de 21 films au total sur la plateforme californienne. Cela signifie dix des onze longs-métrages du maître absolu de l’animation japonaise Hayao Miyazaki, et quatre films de son acolyte Isao Takahata. Cette diffusion se fera en trois temps, avec sept autres œuvres disponibles le 1er mars, puis sept autres encore le 1er avril.

C’est une surprise, car ces dernières années, Hayao Miyazaki, aujourd’hui âgé de 79 ans, s’était toujours refusé à l’idée que ses films soient diffusés en streaming, estimant qu’ils ont été conçus pour le grand écran. «Je suis un homme du XXe siècle. Je ne veux rien avoir à faire avec le XXIe», déclarait-il à la sortie de son dernier long-métrage, «Le Vent se lève», en 2013. Surprise encore, car c’est Disney qui commercialise la diffusion sur grand écran des films des studios Ghibli. Or, Disney, justement, est en train de développer sa propre plateforme de streaming.

Quoi qu’il en soit, c’est une bonne nouvelle pour les abonnés de Netflix. La catégorie «anime» s’enrichit ainsi du meilleur de ce qui a été produit dans le genre. Onirique, poétique, on ne décrit plus le monde enchanteur des films de Miyazaki, autant de contes qui parlent aussi bien aux enfants qu’aux adultes. Dès ce week-end, on se régalera en particulier avec «Mon voisin Totoro», souvent comparé à «Alice aux pays des merveilles» pour son jeu entre réel et imaginaire, entre peur et émerveillement. Sans doute un des premiers films à montrer à de jeunes enfants. Outre les classiques de Miyazaki, on pourra aussi voir ou revoir des films un peu moins connus, comme «Si tu tends l’oreille», de Yoshifumi Kondo (1995). Mention particulière, et très subjective, à «Pompoko» (1994), de Takahata. Dans un Japon des années 60 en pleine urbanisation, le film raconte le combat des tanukis, animaux à la fois réels et mythiques, contre la destruction par les trax de leur habitat naturel. Un bijou à déguster en boucle, dès le 1er avril, en famille.

Créé: 31.01.2020, 20h55

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