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FranceIl n'y a eu aucune «triche» de Renault, selon Ghosn

Le directeur du constructeur automobile a assuré vendredi que ses véhicules n'étaient pas équipés de logiciels truqueurs.

Carlos Ghosn dirige le groupe Renault depuis 2005.
Carlos Ghosn dirige le groupe Renault depuis 2005.
Keystone

«Il y a deux questions de fond: la première, c'est est-ce qu'il y a triche? Cela, c'est le point le plus important. La réponse est non, tout le monde le dit. Il n'y a pas de triche, pas de système, de software (logiciel, ndlr) essayant de présenter les résultats différemment de ce qu'ils sont», a assuré vendredi sur France 2 Carlos Ghosn, arguant de la bonne foi du groupe.

«Nous avons joué cartes sur table, nous avons reconnu qu'il y avait un certain nombre de moteurs en dehors des conditions d'homologation, qui n'étaient pas aussi efficaces que d'autres» en termes d'émissions polluantes, et «nous avons décidé de faire des corrections, de façon tout à fait volontaire», s'est-il défendu.

Le directeur commercial de Renault, Thierry Koskas, avait déjà indiqué mardi que l'entreprise prenait ce sujet «avec le plus grand sérieux et la plus grande attention», assurant que «les voitures de marque Renault et Dacia respectent la réglementation» et «n'ont pas de logiciel tricheur».

Enquête ouverte

Le parquet de Paris a ordonné le 12 janvier l'ouverture d'une information judiciaire pour «tromperie sur les qualités substantielles et les contrôles effectués», ajoutant comme circonstance aggravante que «les faits ont eu pour conséquence de rendre la marchandise dangereuse pour la santé de l'homme ou de l'animal».

Concernant sa rémunération, un sujet qui avait fait polémique l'an dernier alors qu'une majorité d'actionnaires l'avait rejetée, Carlos Ghosn a reconnu que sa rémunération au titre de l'exercice 2016 allait vraisemblablement augmenter, vu les bonnes performances financières du premier constructeur automobile français. «Ce serait logique», a-t-il justifié, ajoutant que «ce serait quand même surprenant que si les résultats sont record, la rémunération du patron de l'entreprise diminue».

Il a par ailleurs précisé que le vote sur sa rémunération 2016, lors de l'assemblée générale prévue en juin, serait comme l'an dernier consultatif, mais qu'en revanche la politique de rémunération pour les années suivantes sera soumise cette fois à un vote contraignant. «Il y aura une politique qui sera annoncée, qui devra être acceptée par les actionnaires pour les années qui suivent, c'est-à-dire pour 2018, etc», a-t-il indiqué.

ats

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