Twitter, Apple, Google... les géants du Net déçoivent

Bourse Selon Arturo Bris, professeur en économie à l’IMD, «le marché ne s’intéresse plus seulement à la rentabilité mais aussi au potentiel de croissance».

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Le dernier trimestre n’aura pas été de toute quiétude pour les entreprises qui font actuellement la pluie et le beau temps sur Internet ainsi que sur les diverses plates-formes de communication moderne. Twitter et Apple mercredi, Google, Microsoft ou encore Yahoo! il y a une semaine, ils ont tous déçu les marchés lors de la présentation de leurs résultats et connu ensuite de nouveaux déboires boursiers.

Si les maux prennent diverses formes suivant la société, leur origine est toutefois la même pour tous ces géants du Net, puisqu’elle concerne leur croissance. Après des années de hausse exponentielle, cette dernière semble sur le point de s’interrompre (ou de revenir à des niveaux raisonnables). Le souci est qu’elle est actuellement l’aspect le plus observé par les analystes financiers.

Au dire d’Arturo Bris, professeur en économie à l’IMD (Lausanne), «le marché ne s’intéresse plus seulement à la rentabilité des entreprises, mais aussi à leur potentiel de croissance». Cet avis, Olivier Good, analyste spécialisé dans les nouvelles technologies à la banque privée genevoise UBP, le partage. «Pour les valeurs technologiques, ce sont les taux de croissance qui sont le plus observés et non le fait que la valorisation d’une société soit ou non sous-évaluée», explique-t-il.

L’exemple parlant d’Apple

Prenez le cas d’Apple, l’un des titres les plus suivis et plébiscités au monde. Son exemple est particulièrement parlant, puisqu’en annonçant dans la nuit de mardi un chiffre d’affaires en repli de 13%, à 50,6 milliards de francs, le géant de Cupertino a mis un terme à 51 trimestres consécutifs de croissance. La plongée des ventes d’iPhone (de 61,17 à 51,19 millions d’unités sur un an) s’est également répercutée sur la rentabilité du géant californien. Son bénéfice net a ainsi reculé de 22%, à 10,2 milliards.

Apple n’en reste pas moins assis sur un trésor de guerre qui se rapproche actuellement des 240 milliards de dollars. Le groupe possède donc suffisamment d’argent pour se payer de la croissance externe. Sa direction, pourtant longtemps réfractaire à cette idée, n’écarte désormais plus l’option de procéder à d’importantes acquisitions. «Notre avenir est très prometteur», tentait hier de convaincre son CEO, Tim Cook, en promettant notamment de prochaines «innovations incroyables».

L’exception eBay

Lors de cette période de présentations trimestrielles, une société parvient pour le moment à sortir du lot: eBay. Le groupe américain d’enchères en ligne semble tirer profit de sa scission avec sa filiale de paiement électronique PayPal au mois de juillet 2015.

Durant les trois premiers mois de l’année, son chiffre d’affaires a ainsi battu les attentes en atteignant 2,14 milliards de dollars (+3,7%). Cette performance ne s’est toutefois pas faite sans casse sociale, puisque le groupe annonçait à la fin de l’année dernière le licenciement de 2400 personnes, soit 7% de ses effectifs.

Facebook et LinkedIn à venir

A noter que le bal n’est pas encore terminé, puisque Facebook et LinkedIn présenteront leurs résultats d’ici à la fin de la semaine. Le second sera particulièrement surveillé, étant donné la récente évolution du titre. Pour mémoire, le vendredi 5 février, l’action du groupe plongeait de 43% sur fond de prévisions de croissance jugées décevantes par les investisseurs. Alors que le Nasdaq s’est depuis largement repris (à nouveau proche des 5000 points), le cours de LinkedIn ne s’est, pour sa part, toujours pas relevé.

Créé: 27.04.2016, 20h43

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