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UBS dégage un bénéfice net de 1,16 milliard

Le numéro un bancaire helvétique a engrangé un bénéfice net de 1,16 milliard de francs, loin des 3,2 milliards affichés en 2016.

UBS a signé un mauvais 4e trimestre.
UBS a signé un mauvais 4e trimestre.
Keystone

Au 4e trimestre, la perte nette s'est chiffrée à 2,22 milliards de francs, contre un résultat net positif de 636 millions un an auparavant et de 946 millions entre juillet et fin septembre, écrit lundi la banque. Le débours reflète une dépréciation de 2,86 milliards passée sur les actifs différés d'impôts aux Etats-Unis, en raison de la réforme fiscale décidée par le président Donald Trump.

La réforme fiscale, qui se traduit par un abaissement du taux d'imposition des sociétés de 35% à 21%, a amené les grandes banques à procéder à d'importants correctifs de valeur sur leurs actifs d'impôts différés. Le mois dernier, Credit Suisse a fait part d'une dépréciation de 2,3 milliards de francs.

Sans cette dépréciation, le résultat net se serait hissé à 641 millions de francs d'octobre à décembre 2017. Le bénéfice net annuel aurait bondi de 26% en rythme annuel à 4,03 milliards. Dans le cadre d'une conférence téléphonique, Sergio Ermotti, le directeur général d'UBS a jugé la performance solide.

Perte supérieure aux attentes

Sur l'ensemble de l'année, le bénéfice avant impôts s'est envolé de 32% à 5,41 milliards de francs. Durant le dernier trimestre de l'exercice, il s'est inscrit à 997 millions, contre 1,22 milliard trois mois auparavant et 746 millions au 4e trimestre 2016.

La perte nette trimestrielle s'est révélée légèrement supérieure aux attentes des analystes. Interrogés par l'agence awp, ces derniers avaient anticipé en moyenne un résultat négatif à hauteur de 2,12 milliards de francs. A la Bourse suisse, le titre UBS a clôturé en progression de 0,39%, dans un marché des valeurs vedettes en légère hausse.

Quant aux revenus engrangés par UBS, ils sont passés sur l'ensemble de l'année de 28,32 à 29,07 milliards de francs. En parallèle, les charges d'exploitation ont reflué de 24,23 à 23,66 milliards. Le premier gestionnaire de fortune mondial a pu atteindre son objectif d'économies nettes de 2,1 milliards de francs sur une base annualisée.

Dans son activité de gestion de fortune, UBS a dégagé l'an dernier un bénéfice avant impôts de 3,55 milliards de francs, 16% de plus qu'en 2016. Alors que tous les domaines du segment ont profité notamment de la hausse des actifs investis et du volume de transactions, les coûts ont affiché un rythme de croissance inférieur.

Nouvelle division

Alors que l'établissement de la Paradeplatz va fusionner dès le mois prochain ses deux unités de gestion de fortune Wealth Management et Wealth Management Americas dans la nouvelle division Global Wealth Management, celles-ci ont présenté un afflux net d'argent frais de 44,3 milliards de francs. Au 4e trimestre, il a atteint 13,8 milliards.

Le regroupement des unités de gestion de fortune internationale et américaine représente une étape naturelle dans l'évolution de leurs activités et doit notamment permettre de dégager de plus grandes synergies. Les présidents respectifs des deux entités, Martin Blessing et Tom Naratil dirigeront la nouvelle division.

Division regroupant les activités suisses, Personal & Corporate Banking a vu son bénéfice annuel avant impôts se contracter de 1,76 à 1,58 milliard de francs. Si les nouvelles affaires ont crû dans un contexte défavorable de taux d'intérêt négatifs, les charges liées aux développements technologiques et réglementaires ont elles aussi progressé.

La banque d'affaires, Investment Bank, a vu son résultat avant impôts fortement progresser, celui-ci passant de 1 à 1,25 milliard de francs. En dépit de la faible volatilité des marchés et de l'activité réduite des clients, UBS a réalisé de bonnes affaires dans les dérivés d'actions.

Optimisme de mise

Présentant un très fort afflux net de nouveaux capitaux, soit 59 milliards de francs en 2017, la division de gestion d'actifs institutionnels, Asset Management, a réalisé un résultat avant impôts de 578 millions, contre 452 millions en 2016. Les actifs investis ont atteint leur plus haut niveau depuis neuf ans.

Les actionnaires bénéficieront de la performance, UBS entendant relever le dividende versé au titre de l'exercice 2017 à 65 centimes par actions, contre 50 centimes. L'établissement prévoit de plus un rachat d'actions d'un maximum de 2 milliards de francs sur trois ans.

UBS a aussi renforcé son assise financière, le taux de fonds propres durs (CET1) se hissant à 13,8% à fin décembre. La capacité globale d'absorption des pertes s'est établie à 78 milliards de francs.

Optimiste quant à l'exercice en cours, UBS table notamment sur une confiance accrue des investisseurs dans un contexte de rebond conjoncturel. La faible volatilité des marchés pourrait cependant peser.

(ats)

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