UBS frôle le milliard de bénéfice au 3e trimestre

SuisseLe numéro un bancaire helvétique a réalisé un bénéfice net de 946 millions de francs au 3e trimestre.

Image: Archives/Photo d'illustration/Keystone

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Poursuivant ses économies, UBS a accru sa rentabilité au 3e trimestre 2017. Le numéro un bancaire suisse a dégagé un bénéfice net de 946 millions de francs, 14% de plus qu'un an auparavant. Ayant économisé 1,9 milliard à fin septembre, l'établissement est en bonne voie pour concrétiser l'objectif de 2,1 milliards visé pour l'année.

Après neuf mois, le bénéfice net ressort à 3,39 milliards de francs, contre 2,57 milliards un an plus tôt, précise vendredi la banque aux trois clefs. Celle-ci avait achevé l'exercice 2016 sur un résultat net de 3,3 milliards, amputé de près de moitié sous le poids des provisions pour litiges et des charges de restructuration.

Sur le trimestre sous revue, le bénéfice avant impôts a bondi de 39%, à 1,2 milliard de francs. La charge fiscale nette s'est élevée à 277 millions, celle-ci comprenant une réévaluation nette d'actifs d'impôt différé de 177 millions au titre de résultats attendus en hausse aux Etats-Unis après 2017.

En recul par rapport au bénéfice net de 1,17 milliard de francs réalisé au 2e trimestre, le résultat comprend également des charges de restructuration de 285 millions. S'y sont ajoutés 197 millions provisionnés en vue du règlement de certains litiges juridiques et affaires similaires.

Réserves accrues

A fin septembre, les réserves passées à cet effet se montaient à 2,41 milliards, contre 2,45 milliards trois mois auparavant et 3,26 milliards à fin 2016. Ajusté du coût des restructurations et des effets liés aux cessions, le bénéfice avant impôts s'est hissé à 1,51 milliard de francs, contre 1,3 milliard douze mois auparavant.

De juillet à fin septembre, les revenus se sont étoffés de 2,1%, à 7,1 milliards de francs. Dans le même temps, les charges ont de leur côté fléchi de 3,7%, à 5,92 milliards. Le premier gestionnaire de fortune mondial a indiqué être parvenu à dégager des économies de près de 100 millions de francs entre juillet et fin septembre.

Solides, les résultats d'UBS ont une nouvelle fois démontré la qualité de son modèle d'affaires, a commenté son directeur général Sergio Ermotti, lors d'une conférence téléphonique. La performance s'est également révélée supérieure aux attentes des analystes.

Consultés par l'agence financière awp, les experts anticipaient un bénéfice net de 896 millions de francs, un résultat avant impôts de 987 millions et des recettes de 7 milliards. Les investisseurs ont dans un premier temps réservé un accueil bienveillant aux chiffres dévoilés par la banque, avant que la tendance ne s'inverse.

Tendance inversée à la Bourse

Après avoir gagné jusqu'à plus de 2% en matinée à la Bourse suisse, le titre UBS passait brusquement dans le rouge vers 11 heures. Vers 14h30, il abandonnait 1,1% à 17,02 francs, l'indice des valeurs vedettes SMI évoluant dans la stabilité.

Globalement, les activités de gestion de fortune ont dégagé un bénéfice avant impôts de 902 millions de francs, contre 824 millions à fin septembre 2016. L'afflux net d'argent frais a atteint 2,4 milliards. Loin des 7,5 milliards affichés trois mois plus tôt , ce montant reflète l'activité réduite des clients durant l'été.

La division de gestion de fortune internationale, Wealth Management, a recueilli de nouveaux capitaux à hauteur de 4,6 milliards de francs, dont 2,8 milliards dans la région Asie-Pacifique et 2,3 milliards en Suisse. Ce montant inclut un reflux de 5 milliards dans les affaires transfrontalières.

UBS a également subi de sorties de fonds nettes de 2,2 milliards de francs dans ses activités de gestion de fortune dans les Amériques. Wealth Management Americas a achevé le trimestre sur un bénéfice avant impôts de 315 millions, en repli de 5 millions. Wealth Management a fait mieux, son résultat avant impôts bondissant de 504 à 587 millions.

Assise financière renforcée

La banque d'affaires, Investment Bank, a elle aussi présenté une solide performance, son résultat avant impôts passant de 161 à 269 millions de francs. En dépit de la faible volatilité des marchés et de l'activité réduite des clients, UBS a réalisé de bonnes affaires dans les dérivés d'actions.

Unité regroupant les activités suisses, Personal & Corporate Banking a vu son bénéfice avant impôts se contracter de 453 à 411 millions de francs. Si les nouvelles affaires ont crû dans un contexte défavorable de taux d'intérêt négatifs, les charges liés aux développements technologiques et réglementaires ont elles aussi progressé.

De juillet à fin septembre, UBS a aussi renforcé son assise financière. Après un repli à 13,5% à l'issue du 2e trimestre, le taux de fonds propres durs (CET1) s'est hissé à 13,7%. Ces derniers ont crû de 700 millions de francs à 32,6 milliards, portant la capacité globale d'absorption des pertes à 78,4 milliards.

Evoquant ses perspectives, le premier gestionnaire de fortune mondial attend une «nouvelle embellie de la reprise économique globale». Toutefois, les risques géopolitiques et macro-économiques subsistent, tout comme les taux négatifs en Suisse. (ats/nxp)

Créé: 27.10.2017, 06h54

UBS relocalisera au maximum 1000 emplois londoniens

Conséquence de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, UBS entend transférer des emplois de Londres vers Francfort, en Allemagne. La mesure concernera au maximum 1000 des quelque 5500 salariés que compte le numéro un bancaire suisse dans la City.

La décision définitive quant à ce transfert sera communiquée ces prochaines semaines, a précisé vendredi Sergio Ermotti, le directeur général d'UBS, lors d'une conférence téléphonique. La relocalisation devrait probablement concerner moins de 1000 emplois.

UBS entend maintenir un maximum de postes à Londres. L'établissement dispose de toutes les autorisations nécessaires pour accroître son effectif à Francfort.

A fin septembre, UBS employait au total 60'796 collaborateurs à temps plein, soit 1326 de plus qu'à l'issue du 3e trimestre 2016. Sergio Ermotti a précisé que l'établissement aux trois clefs n'a pas supprimé d'emplois.

Cependant, l'effectif devrait se réduire même si l'institut bancaire ne prévoit pour l'heure aucun programme d'économie d'envergure dès 2020.

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