Passer au contenu principal

EconomieUBS veut retrouver les faveurs des PME

Le numéro un bancaire helvétique réagit. Suite à la crise, sa présence dans le segment des PME a fortement diminué. Cela doit changer.

«Actuellement, notre part de marché auprès des PME atteint environ 13% - un chiffre qui ne correspond pas à nos objectifs», a précisé jeudi M. Weber.
«Actuellement, notre part de marché auprès des PME atteint environ 13% - un chiffre qui ne correspond pas à nos objectifs», a précisé jeudi M. Weber.
Georgios Kefalas, Keystone

UBS veut de nouveau s'attirer les faveurs des PME en tant que clientes. Depuis la crise financière, le numéro un bancaire helvétique a fortement réduit sa présence et son volume d'affaires dans ce segment, estime le président du conseil d'administration Axel Weber. Désormais, cela doit changer.

«Actuellement, notre part de marché auprès des PME atteint environ 13% - un chiffre qui ne correspond pas à nos objectifs», a précisé jeudi M. Weber dans le cadre d'un forum financier, le Swiss International Finance Forum (SIFF), à Zurich. La banque aux trois clefs entend renouer de manière ciblée avec cette clientèle.

Avant/après la crise

La crise financière a ébranlé les relations entre les grandes banques et les petites et moyennes entreprises (PME). «En 2008, les PME se posaient la question de savoir quelles banques allaient survivre», a pour sa part ajouté Thomas Knecht, président du conseil d'administration du voyagiste Knecht Holding.

Avec l'introduction des taux négatifs, les entreprises ont multiplié leurs relations bancaires, politique qui s'est soldée par une hausse des coûts pour tous les partenaires. «De manière involontaire naturellement, le secteur bancaire a quasiment lancé des programmes d'anti-fidélisation», a poursuivi M. Knecht. A long terme, cela n'a guère de sens et désormais les banques doivent à nouveau inciter leur clients à concentrer plus de fonds dans un seul établissement.

Pas de frein au crédit

En matière d'octroi de crédits aux PME, les deux interlocuteurs ont partagé l'avis que la «crise du crédit représente un mythe». «Les banques se montrent très généreuses dans les affaires immobilières - aussi pour l'immobilier commercial - ainsi que dans les biens d'investissements», a dit M. Knecht. Mais elles restent plus prudentes pour les nouveaux modèles d'affaires. «L'avenir dira si cela est justifié ou non».

Considérée dans son ensemble, la place financière «doit se montrer plus innovante», a répondu Axel Weber. Traditionnellement l'apport en capital-risque relève plus de sociétés spécialisées et de fonds que des banques. «Avec le développement d'un nouveau cadre réglementaire, l'octroi de nouveaux prêts est passé au second rang. Les nouvelles règles étant désormais en vigueur, »nous pouvons nous concentrer davantage sur l'innovation en matière d'octroi de crédit", a conclu M. Weber.

ats

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.