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Vaud et Genève, l'essence de la croissance romande

Avec le Jura, les deux cantons restent les deux principaux moteurs des indices conjoncturels du Créa

Dans une période où chaque nouvelle menace de récession, tant en Europe qu’aux États-Unis, affole un peu plus les marchés, la Suisse reste quasi imperturbable. Malgré les risques d’orage qui planent désormais sur de nombreuses régions de la planète, le ciel helvétique reste d’un bleu azur à en croire la dernière mouture de l’indicateur conjoncturel établi chaque trimestre par les experts du Créa (Institut d’économie appliquée de l’Université de Lausanne).

Ces derniers s’avèrent même un peu plus optimistes que ceux du Secrétariat d’État à l’économie (SECO) au vu de leurs prévisions de croissance. Alors que le premier table sur 1,2% de hausse pour l’économie suisse, puis 1,7% en 2020, le Créa situe la sienne à 1,4% pour cette année et 1,9% pour la suivante. À la mi-juin, le ton utilisé par le SECO était également plus alarmant. «Les perspectives restent moroses, et l’incertitude subsiste. La croissance est «molle» et la demande de produits suisses faiblit, ce qui ralentit les exportations, dans un contexte de recul conjoncturel au plan international», relevaient les experts de la Confédération.

Quelques nuages dans le ciel

Naturellement, les tensions sino-américaines ne font pas le beurre des sociétés exportatrices et pourraient finir par couvrir une partie du ciel suisse de quelques sombres nuages. Certains indices indiquent par exemple qu’il existe le risque d’une dégradation des activités commerciales pour quelques acteurs nationaux très orientés à l’international. La baisse de l’indice des entrées de commande n’est pas non plus un signal très engageant pour l’avenir. «Cela témoigne d’une probable baisse des activités de production dans les mois à venir», redoute le Créa en précisant que les carnets restent pour le moment encore bien remplis.

Le secteur de la construction n’est pas non plus à l’abri d’une secousse au vu de la hausse persistante de logements vacants. «Le risque d’une sévère correction subsiste dans l’immobilier», estime le SECO. Les spécialistes du Créa constatent pour leur part une hausse plus faible des projets de constructions. L’institut lausannois maintient toutefois son optimisme pour cette branche, surtout en Suisse romande, région jugée très dynamique.

Mais est-ce vraiment le cas? En début d’année, Credit Suisse mettait en évidence les déséquilibres croissants entre l’offre et la demande en logements locatifs. «Les différences entre la périphérie et les centres urbains se sont accrues ces dernières années», confirmait leur responsable de l’analyse régionale et sectorielle, Sara Carnazzi Weber. Et à en croire l’experte de Credit Suisse, ce fossé entre ville et campagne devrait encore se creuser dans les mois à venir.

Moteur en Suisse romande

Sans trop de surprises, en comparaison nationale, la Suisse romande se distingue au vu des performances de son baromètre. «Celui des trois derniers mois dépasse non seulement la valeur observée au dernier trimestre, mais également celle pour toute la suisse (100,6 points)», indique l’institut lausannois.

Avec le canton du Jura, ce sont Vaud et Genève qui contribuent toujours à propulser les indices conjoncturels du Créa vers le haut. À l’inverse, ceux de Fribourg, Neuchâtel et du Valais ont perdu du terrain et limité une progression de la croissance qui aurait pu être bien meilleure.

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