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Vent hostile contre la fermeture des chantiers

Les initiatives des cantons, comme Vaud et Genève, qui font fermer des chantiers sont très mal vues des faîtières dans la branche.

La fermeture de chantiers pour cause de coronavirus provoque un vent de fronde.
La fermeture de chantiers pour cause de coronavirus provoque un vent de fronde.
Keystone

Les faîtières des entrepreneurs, de la construction et du commerce ne veulent pas entendre parler de la fermeture des chantiers. Pour elles, les mesures prises par le Conseil fédéral pour lutter contre le coronavirus sont suffisantes. Si elles sont suivies par les entreprises et la population, il n'y a pas besoin d'aller plus loin, selon elles.

Pour Eric Scheidegger, chef de la Direction de la politique économique du Seco, les entreprises de construction peuvent mettre en oeuvre les recommandations du Conseil fédéral. C'est pourquoi les chantiers ne sont pas listés parmi les entreprises et commerces qui doivent fermer, a-t-il indiqué lors d'un point de presse.

La Société suisse des entrepreneurs demande à la direction de l'Unia «de cesser immédiatement cette campagne reposant sur des motifs de politique syndicale contre les décisions du Conseil fédéral». Les initiatives des cantons, comme Vaud et Genève, sont aussi montrées du doigt par Commerce Suisse et Bauschweiz.

Les pratiques diverses selon les cantons créent des incertitudes dans les entreprises comme dans la population, expliquent les trois faîtières jeudi dans des communiqués. Elles appellent les cantons à suivre la ligne du Conseil fédéral.

Patience demandée

Bauschweiz demande un peu de patience pour permettre au secteur de la construction de s'adapter aux consignées liées à l'hygiène sur les chantiers. Et de plaider que la décision du Conseil de lundi dernier de placer la Suisse en «situation exceptionnelle» ne contenait pas de mesures vivant à stopper l'économie.

Selon cette organisation, de nouvelles restrictions dans le secteur de la construction, allant jusqu'à des fermetures complètes de chantiers, comme l'exigent actuellement certains milieux, seraient disproportionnées. Jugées peu opportunes par le secteur du bâtiment, elles mettraient en danger les PME du secteur suisse de la construction.

Pour Commerce Suisse, les mesures plus strictes appliquées dans plusieurs cantons sont «inacceptables: les chantiers doivent rester ouverts.» Les contrôles aux frontières ont aussi un effet sur les chaînes d'approvisionnement, en particulier sur les délais de livraison de marchandises, mais «celle-ci est toujours garantie».

(ats)

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