La vente des barrages d'Alpiq est entrée dans sa phase finale

ElectricitéLe groupe lausannois a annoncé que les concurrents retenus peuvent maintenant éplucher les compte de son portefeuille hydroélectrique.

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La vente de 49% du parc hydroélectrique du groupe d'électricité lausannois Alpiq est entrée dans sa phase finale, et se «poursuit comme prévu».

Aucun détails n'a été communiqué ce vendredi matin aux médias lors de la conférence de presse des résultats semestriels sur le nombre de candidats finaux retenus, ni sur leurs origines. Les plus importants services industriels romands (comme les SIG ou les SIL de Lausanne), représentent le plus fort actionnaire d'Alpiq, mais n'ont globalement manifesté aucun intérêt particulier.

Depuis Olten, la directrice du groupe, Jasmin Staiblin, a fait savoir aux médias présents que «nous pourrons présenter des nouvelles dans les prochains mois, ou d'ici à la fin de l'année, mais au plus tard pour la conférence de presse de bilan annuel». Celle-ci se tiendra le 6 mars prochain.

Ouverture du processus de «due dilligence»

Après avoir annoncé en mars la volonté de désinvestir en partie des barrages comme la Grande Dixence ou Emosson, Alpiq «a reçu fin juillet les offres non contraignantes de plusieurs sociétés intéressées». Celles-ci se sont décidées sur la base de documents généraux, que le groupe d'électricité «a exprès fait parvenir à un grand nombre d'investisseurs potentiels, en Suisse comme à l'étranger» pour augmenter ses chances de recevoir des offres intéressantes (ndlr: compte tenu du peu d'intérêt des actionnaires de référence).

«Nous avons maintenant choisi un certain nombre d'acheteurs potentiels et sommes en train de leur donner un accès approfondi à nos comptes (due diligence) et aux caractéristiques techniques de nos installations. Des présentations du management arrondissent le tout», a poursuivi la directrice.

Vente entre 400 et 500 millions

Jasmin Staiblin a rappelé qu'il «ne s'agit pas du tout de vendre cette participation à n'importe quel prix».

En plus de cet aspect, le désinvestissement de 49% dans le parc hydroélectrique du groupe (qui peut du reste être acquis en bloc ou en parties par plusieurs acheteurs), doit aussi remplir deux autres conditions: «choisir Alpiq comme partenaire commercial et se partager les charges, ce que le groupe appelle les conditions du contrat. Troisièmement, Alpiq veut s'assurer que le futur propriétaire payera son achat (sécurité de la transaction).

La valeur de la part mise en vente est estimée entre 400 et 480 millions de francs selon la situation du marché.

Créé: 26.08.2016, 13h33

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