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VW connaissait l'ampleur du scandale

Volkswagen a reconnu le 20 septembre 2015 avoir installé des logiciels interdits sur des centaines de milliers de véhicules diesel.

Les résultats 2019 du groupe Daimler ont été plombés par le scandale du Dieselgate. (Mardi 11 février 2020)
Les résultats 2019 du groupe Daimler ont été plombés par le scandale du Dieselgate. (Mardi 11 février 2020)
Keystone
Le gouvernement canadien a accusé lundi Volkswagen d'avoir sciemment importé au Canada des voitures qui ne respectaient pas les normes sur les émissions polluantes. (9 décembre 2019)
Le gouvernement canadien a accusé lundi Volkswagen d'avoir sciemment importé au Canada des voitures qui ne respectaient pas les normes sur les émissions polluantes. (9 décembre 2019)
AFP
Une plainte collective a été déposée jeudi pour les clients suisses lésés par la tromperie des moteurs truqués de Volkswagen. La Fondation alémanique des consommateurs (SKS) intente cette action inédite contre le groupe allemand et Amag, l'importateur de VW en Suisse. (Jeudi 7 septembre)
Une plainte collective a été déposée jeudi pour les clients suisses lésés par la tromperie des moteurs truqués de Volkswagen. La Fondation alémanique des consommateurs (SKS) intente cette action inédite contre le groupe allemand et Amag, l'importateur de VW en Suisse. (Jeudi 7 septembre)
Keystone
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Des ingénieurs de Volkswagen ont informé la direction du groupe que la manipulation des émissions polluantes des moteurs diesel s'étendait bien au-delà des seuls Etats-Unis, deux jours avant que le constructeur allemand ne l'annonce publiquement, rapporte le journal Der Spiegel vendredi.

Volkswagen a reconnu le 20 septembre 2015 avoir installé des logiciels interdits sur des centaines de milliers de véhicules diesel aux Etats-Unis pour réduire leurs émissions pendant les tests et les faire ainsi apparaître moins polluants qu'ils ne le sont effectivement.

Capitalisation en chute libre

Le lendemain de cet aveu, la capitalisation boursière du groupe a fondu de plusieurs milliards d'euros, mais le titre a encore chuté le jour d'après, le 22 septembre, lorsque Volkswagen a admis que le problème des moteurs diesel ne concernait pas seulement les Etats-Unis mais environ 11 millions de véhicules à travers le monde.

Le droit boursier allemand impose aux entreprises de publier toute information susceptible d'avoir un impact sur le marché dans des délais convenables. L'un des volets de l'enquête ouverte par le parquet allemand sur ce scandale vise notamment à déterminer si Volkswagen a informé suffisamment rapidement les investisseurs de l'ampleur possible des dégâts financiers provoqués par cette affaire.

Enquête en cours

Dans un communiqué, Volkswagen dit croire que ses dirigeants de l'époque ont respecté leurs obligations en la matière. Il a refusé de s'exprimer davantage en raison de l'enquête en cours.

Sans citer ses sources, Der Spiegel rapporte que Martin Winterkorn et Hans Dieter Pötsch, alors respectivement président du directoire et directeur financier du groupe, ont été informés par des ingénieurs lors d'une réunion le 20 septembre que la manipulation des émissions polluantes des moteurs diesel était un problème mondial.

Les participants à cette réunion ont aussi débattu du fait de savoir si Volkswagen était tenu d'informer le public aux termes de la législation allemande.

Pas de chiffres fiables

Martin Winterkorn, qui a démissionné peu après le début du scandale, a déclaré à une commission gouvernementale avoir informé le ministre des Transports, Alexander Dobrindt, le 21 septembre sur le fait que l'affaire était d'ampleur mondiale.

Der Spiegel fait état d'un document rédigé par les avocats de VW selon lequel le groupe ne disposait pas de chiffres fiables sur l'étendue des conséquences financières de ce scandale jusqu'à la soirée du 21 septembre.

(ats)

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