Washington exerce une pression maximale sur l'Iran

PétroleL’administration Trump a publié la liste des sociétés interdites de commerce avec l’Iran.

Le secrétaire d’État, Mike Pompeo (à g.), et son homologue au Trésor, Steven Mnuchin, annoncent les sanctions contre l’Iran.

Le secrétaire d’État, Mike Pompeo (à g.), et son homologue au Trésor, Steven Mnuchin, annoncent les sanctions contre l’Iran. Image: Keystone

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Les États-Unis ont passé à l’acte. Ils ont mis en œuvre, lundi, de nouvelles sanctions contre les secteurs pétrolier et bancaire liés à Téhéran. En début d’après-midi, Washington a toutefois précisé que des dérogations temporaires seraient accordées à la Chine, à l’Inde, à la Grèce, au Japon, à la Corée du Sud, à Taïwan et à la Turquie afin d’éviter une déstabilisation du marché de l’énergie. Cette décision vise à calmer les cours du pétrole, Téhéran étant le 3e producteur d’or noir de la planète.

Les entités visées et proches de Téhéran atteignent un nombre record de banques, de transporteurs de brut et de personnes impliquées dans les relations commerciales avec l’Iran. «L’imposition par le Trésor d’une pression financière sans précédent sur l’Iran devrait indiquer clairement au régime iranien qu’il sera confronté à un isolement financier croissant et à une stagnation économique jusqu’à ce qu’il change radicalement son comportement déstabilisateur», a déclaré Steven Mnuchin, le secrétaire d’État au Trésor américain.

La résistance s’organise

De son côté, Téhéran déclare vouloir résister à toutes les pressions et compte contourner le régime des sanctions, en s’appuyant notamment sur un dispositif de troc que l’Union européenne veut introduire.

En Suisse, les relations commerciales avec l’Iran sont au plus bas. Toutefois, le SECO (Secrétariat d’État à l’économie) indiquevouloir négocier un accord humanitaire qui permettrait des livraisons de nourriture et de médicaments à titre «humanitaire». Le SECO n’a toutefois donné aucune indication précise sur les modalités et le système de paiement retenu.

De plus, on ne sait toujours pas si la Suisse se ralliera au projet européen qui consiste à échanger le pétrole iranien contre des marchandises, sans contrepartie financière. Ce système qui vise à maintenir le dialogue avec l’Iran sur la question nucléaire ne sera toutefois pas opérationnel avant plusieurs mois. De nombreuses sociétés européennes doutent de cette parade. Ainsi, Peugeot, Renault, Daimler, Volvo, Air France ou British Airways ont d’ores et déjà annoncé leur retrait d’Iran.

(24 heures)

Créé: 05.11.2018, 20h53

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