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Avec Zurich, le canton de Vaud règne en maître sur la Suisse des start-up

Dans la 7e édition du Top 100 des jeunes pousses les plus prometteuses, sur les dix premières, six sont d’origine vaudoise

En termes d’innovation et de start-up, l’écosystème suisse n’a définitivement plus aucune raison de rougir en comparaison avec ce qui se fait dans d’autres régions du monde, à l’instar de la célèbre Silicon Valley. Bien au contraire. Malgré un premier semestre plutôt calme – sans levées de fonds spectaculaires en comparaison aux années précédentes – la Suisse reste l’une des places les plus innovantes au monde, la première même selon les spécialistes à l’origine du Global Innovation Index 2017.

Cette tendance ressort d’ailleurs du dernier Top 100, un classement élaboré par des experts pour le site Startup.ch et dont le but est de désigner les cent start-up les plus prometteuses de Suisse. Comme pour les autres éditions, celle de 2017 compte environ 40% de nouvelles pousses, preuve selon l’organisateur «d’une dynamique toujours aussi forte en Suisse».

Zurich et Vaud en tête

Deux régions s’illustrent d’ailleurs toujours autant: Zurich et Vaud. Les deux cantons présentent non seulement le plus grand nombre de start-up présentes au classement, mais s’y octroient en plus les premières places (voir infographie ci-dessous). Si pour la première fois le canton de Vaud parvient à placer six des siennes au sein du Top 10 (contre 5 les années précédentes), il perd toutefois la tête du classement, détrôné par la start-up zurichoise Ava.

Après avoir été listée 94e en 2015, puis 6e en 2016, cette jeune pousse – à l’origine d’un bracelet indiquant les jours de fertilité d’un cycle féminin – a connu une actualité florissante ces derniers mois. «Sa levée de fonds de 12 millions à la fin de 2016, son lancement et sa rapide expansion sur le marché américain ainsi que la préparation de son prochain round de financement ont convaincu les experts du jury de lui donner suffisamment de points pour atteindre cette première place», explique Jordi Montserrat, directeur de Venturelab. A noter que 2 autres start-up zurichoises accompagnent Ava dans le Top 10 de ce classement.

Rivalité de longue haleine

De quoi relancer les rivalités entre Zurich et son adversaire romand. Les deux cantons jouent en effet des coudes pour devenir le hub principal de l’innovation en Suisse. Bénéficiant tous deux d’écoles de pointe (EPFL et HEIG-VD pour Vaud et EPFZ outre-Sarine), ils ont chacun développé des programmes pour soutenir le développement de leur écosystème. Si les Vaudois ont leur programme Innovaud, Zurich vient de créer son Start-up Space et accueille depuis deux ans l’association Digital Switzerland.

Certes détrôné de la tête du dernier Top 100, le canton de Vaud peut toutefois se targuer d’avoir été hissé, en début d’année, sur la première marche du podium en matière de fonds récoltés en Suisse. Telles étaient en effet les conclusions tirées de l’étude «Swiss Venture Capital Report 2017». En tout, les jeunes pousses vaudoises avaient ainsi levé 462 millions de francs l’année passée.

Cette rivalité entre les deux cantons laisse de marbre les spécialistes. Jordi Montserrat rappelle en effet que la concurrence des start-up suisses est aujourd’hui largement tournée vers l’international. «Elle se situe à Boston, à la Silicon Valley (San Francisco), mais émerge aussi à Shanghai et dans d’autres villes aux quatre coins du monde.» En Suisse, le directeur de Venturelab estime d’ailleurs que toutes les régions du pays contribueront certainement à l’essor de start-up prometteuses, en citant par exemple Bâle dans le domaine des medtechs et biotechs.

Une source d’emplois

Cet essor semble d’autant plus important pour la Suisse qu’il commence enfin à porter ses fruits en termes d’emplois. Longtemps critiquées, les jeunes pousses engagent. Deuxième du Top 100 cette année, L.E.S.S. emploie désormais une trentaine de personnes pour développer sa technologie d’éclairage, contre 7 en 2015. Quant à Flyability (3e), la start-up compte une soixantaine de salariés pour un chiffre d’affaires de 6 millions de francs.

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