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ÉditorialBattling Joe était déjà K.-O. debout

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C’est un scénario digne d’Hollywood. Une semaine après la tentative d’assassinat de son adversaire républicain Donald Trump, c’est le Démocrate Joe Biden, candidat à sa succession qui tombe.

La pression était trop forte. Dans son camp, de la part de la presse et même du showbiz acquis à sa cause. Après un premier débat calamiteux où l’octogénaire était sujet à des absences et une quarantaine pour cause de Covid, Joe Biden était chancelant.

Le miracle de Pennsylvanie, une balle qui frôle la tête de Trump, l’a mis à terre. Il n’était plus que le faible vieillard face au héros sans âge. Cruel pour un président qui termine son mandat avec un bilan économique qui rendrait jaloux bien de ses prédécesseurs.

Maintenant, les Démocrates vont devoir faire monter un autre champion sur le ring, face à Battling Donald, poing en l’air du vainqueur et faute de Battling Joe. Ce dernier a déjà laissé entendre que Kamala Harris était toute désignée. Elle peut disposer de l’argent de la campagne Biden.

Une femme, métisse comme Obama, dont la cote de popularité s’est un peu redressée ces derniers temps. Trump l’a d’ailleurs déjà attaquée sur l’immigration dont elle a la charge à la Maison-Blanche. Le match est engagé.

Mais d’autres Démocrates, sénateurs ou gouverneurs pourraient sortir du bois et se présenter devant la Convention du parti au mois d’août.

Le challenge est énorme pour le «parti de l’âne». Car Donald Trump va échapper à la justice d’ici l’élection. Grâce aux juges de la Cour suprême dont il s’est assuré une majorité à sa main. Chaque épisode judiciaire – et il y en a plusieurs – susceptible de l’affaiblir n’a fait que le renforcer. Malgré l’assaut du Capitole qu’il a suscité chez ses partisans et une posture autoritaire, il déclare avoir reçu une balle pour la démocratie. Rien n’est joué cependant car il reste trois mois et demi de campagne. Et beaucoup de choses peuvent encore se passer.