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Éditorial sur la présidentielle américaineBiden et le piège démocrate

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C’est un spectacle pathétique que celui des Démocrates américains au lendemain du premier débat et de la prestation douloureuse de leur «capitaine». Ce père que personne n’ose tuer, par crainte de devoir assumer la défaite en novembre.

Les éléphants du parti appellent mordicus à serrer les rangs derrière Joe Biden – ou devrait-on dire Jill Biden, la première dame qui s’accroche à la Maison-Blanche. Mais beaucoup craignent de perdre leur siège à Washington s’ils restent dans le sillage du président.

Comment continuer à faire la sourde oreille face aux 45% de leurs électeurs qui estiment aujourd’hui qu’il n’est plus fait pour le job? Ces mêmes électeurs qui, en cas de défaite, leur demanderont des comptes sur leur aveuglement.

Cette tragédie politique est celle, terriblement banale, d’un homme qui ne veut pas lâcher le pouvoir. Biden a répété à qui veut l’entendre qu’il était le seul rempart face à la fureur destructrice de Trump. Il a piégé son propre parti dans une loyauté qui n’a aujourd’hui aucun sens.

Si ce dernier décide de ne pas l’élire lors de la convention démocrate en août, son remplaçant traversera une terrible épreuve du feu. S’il est maintenu, les médias se déchaîneront et sa capacité mentale plombera la fin de campagne.

L’ancien sénateur a passé sa vie à servir fidèlement et avec sincérité son pays. Il bute aujourd’hui obstinément sur le dernier service qu’il devrait lui rendre. Alors que la démocratie vacille, il refuse de dépasser ses ambitions personnelles au nom d’un intérêt commun. Peu importent les agitations en coulisses à quelques semaines de la grande réunion des Démocrates, il n’y a qu’un homme qui peut décider du destin de son parti. Encore faut-il qu’il le veuille.