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Éditorial
Les camarades vaudois ont mal à leurs règles

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C’est un peu un secret de Polichinelle. Ou plutôt de «don Cristobal Polichinela», comme on l’appelle en Espagne. Sauf cataclysme, Nuria Gorrite va se représenter. Surfant sur son indéniable popularité, certains prêtent à la socialiste de Morges la coquetterie de se voir comme la tête de pont de la reconquête de la majorité de gauche au Conseil d’État. Avec, pourquoi pas, un second mandat présidentiel. C’est un scénario plausible. Ce n’est pas le seul, tant les équations, à gauche comme à droite, sont nombreuses.

Pour ce faire, Nuria Gorrite devra solliciter une dérogation auprès des siens pour accomplir une quatrième législature. Dérogation qui, sauf cataclysme aussi, lui sera accordée. Tous ceux en position d’être élus (Pierre-Yves Maillard, Roger Nordmann) l’ont obtenue. Tout cela semble cousu de fil rouge. Tellement qu’on en vient à se demander, quand une exception redevient une règle, s’il ne faudrait pas revoir les statuts. Surtout si on ajoute encore une autre dérogation, celle de Brenda Tuosto, qui double-mandatise à la Muni d’Yverdon et au Conseil national.

Le PSV fait ce qu’il veut. Mais il ne peut pas continuer à faire croire qu’il lave plus blanc sur le papier et pas dans les faits. Il y a quinze jours, au nom de ses «principes», il a eu une réaction exemplaire avant de se rétracter. Il a d’abord engagé rapidement une procédure disciplinaire contre l’un de ses membres – Mountazar Jaffar – après plusieurs likes en faveur du guide suprême de la République islamique d’Iran, Ali Khamenei, ou d'un post favorable aux talibans.

«La ligne rouge a été franchie», écrivait dans un premier temps la présidence vaudoise du parti. Avant de décider que, finalement, elle ne l’était pas tant que cela et de ne pas sanctionner d’une exclusion un conseiller communal lausannois qui a pourtant clairement et systématiquement affiché son soutien, dans un contexte tendu, à des régimes douteux et non démocratiques. «Pour toutes et tous, sans privilèges», dit le slogan de campagne. Vraiment?