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Éditorial
Quand Thomas Aeschi imite Jean-Luc Mélenchon

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Être Républicain, en être même le président, et s’enfermer dans les bureaux de son parti pour éviter d’en être exclu, Eric Ciotti l’a fait. Parce qu’il avait décidé, tout seul comme un grand malgré sa taille modeste, que le mouvement de droite qu’il dirige devait et allait faire alliance avec le Rassemblement national des Le Pen. Après avoir juré 52’000 fois auparavant que pareil rapprochement ne se ferait jamais.

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Être La France insoumise, en être même le président, et être à la fois insoumis et soumis, Jean-Luc Mélenchon l’a fait. Lui qui hurlait: «La République, c’est moi», lorsqu’en 2018 le siège de son parti était perquisitionné par le procureur de la même République dans le cadre des comptes de la campagne présidentielle 2017. Il a d’ailleurs été condamné pour cela. Aujourd’hui, en position de premier ministrable, l’homme se la joue modeste et rassembleur sur les plateaux.

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Être «démocrate du centre», en être même le président du groupe à Berne, et tenter de forcer un barrage policier, Thomas Aeschi l’a fait. L’ancien (et futur?) candidat au Conseil fédéral en est même venu aux mains avec le représentant des forces de l’ordre; son compère de foire Michael Graber comparant ces derniers avec des collaborateurs du IIIe Reich. Alors qu’il ne fallait que 20 mètres pour prendre un autre escalier et sortir sans l’esclandre programmé.

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Tout ça parce que ces ukrainophobes convaincus surfent sur la vague d’un conflit qui lasse l’opinion publique. Ils n’ont pas supporté le périmètre de sécurité mis en place pour la venue du président du parlement ukrainien venu se faire photographier, sacrilège, devant la statue des Trois Suisses.

«La Confédération, c’est moi», aurait pu ajouter Thomas Aeschi pour paraphraser Jean-Luc Mélenchon justement. Il ne sera ni condamné, ni exclu. Il aura même convaincu les siens. Mais les images ont fait le tour du monde, deux jours avant la conférence du Bürgenstock. Quand la Suisse se met à la politique spectacle, elle ressemble à ses voisins. Démocratie directe ou pas. Politique de milice ou pas.