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Éditorial sur les élections fédérales
Les socialistes et Le Centre, les autres vainqueurs de l'Alliance vaudoise

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Les scrutins nationaux livrent toujours des enseignements suisses et vaudois. Au micro de la RTS, le retraité agrarien Jean-Pierre Grin récemment encensé par l’«Aargauer Zeitung» pour son bon sens paysan, disait que «l’UDC gagne une élection fédérale sur deux». À ce jeu, c’est définitivement son tour.

Même dans le canton de Vaud (en plus modeste, évidemment, un élu en plus au National), même avec l’affaire Michaël Buffat. Quand tout semble aller mal autour de soi, la tentation du repli conservateur est une recette éculée, mais qui fonctionne toujours. L’UDC n’a jamais été aussi proche d’un pouvoir quasi-absolu. Reste à voir ce qu’elle peut et va en faire.

À ce petit exercice également, les socialistes ont fait mieux que limiter les dégâts. Surtout ici. Notamment parce qu’ils ont su se profiler en last-minute sur le pouvoir d’achat, portés par la hausse massive des primes d’assurance maladie. Pour le PLR, l'Alliance vaudoise est-elle vraiment une machine à gagner? Il perd un siège alors que le Centre en gagne un.

«À force de défendre les minorités des minorités, on peine à se faire comprendre de la majorité.» 

Et puis, on l’attendait, mais il a été sévère. Le reflux de la vague Verte est massif. Pour le climat, on préfère désormais la copie à l’original, parce qu’elle demande moins d’efforts. Les Verts paient aussi d’avoir trop axé leurs actions sur la défense de certaines thématiques minoritaires. À force de défendre les minorités des minorités, on peine à se faire comprendre de la majorité. 

Au plan cantonal, deux constats. Raphaël Mahaim n’arrive que quatrième de la course aux États. Malgré, là aussi, l’affaire Buffat. Mais aussi parce que la jeune Verte Angela Zimmermann lui a piqué les voix des plus jusqu'au-boutistes de son camp. Pris en tenailles entre la frange raisonnable et celle qui l’est moins, comme l'analysait Daniel Brélaz sur les ondes publiques, difficile pour les écologistes de faire mieux dans ces conditions. Vient s’ajouter l’effet du bulletin unique, Pierre-Yves Maillard n’a que peu tiré son colistier. Une petite croix pour le socialiste, une grande croix à porter pour Raphaël Mahaim.

On peut difficilement terminer sans parler du triomphe de ce même Pierre-Yves Maillard. Qui rassemble largement au-delà de son parti. Un tel plébiscite devrait le pousser à tenter le Conseil fédéral. Il est désormais l’opposant numéro un à une certaine vision échevelée du libéralisme. Un ticket avec ou contre Daniel Jositsch - lui aussi triomphal à Zurich - permettrait aux socialistes d’offrir un choix fort pour le Conseil fédéral. Il reste une petite semaine pour le faire.