Église catholique suisseL’aide aux victimes d’abus est désormais indépendante
De nouvelles mesures ont été annoncées ce mercredi, comprenant un soutien des services cantonaux pour les victimes et une évaluation psychologique des futurs religieux.

L’aide aux victimes d’abus commis au sein de l’Église catholique est désormais indépendante de l’Église. Cette tâche revient aux services reconnus par les cantons.
Ce mercredi, la Conférence des évêques suisses (CES), la Conférence centrale catholique romaine de Suisse (RKZ) et la Conférence des unions des ordres et des autres communautés de vie consacrée (KOVOS) ont présenté dans un communiqué les nouvelles mesures contre les abus sexuels au sein de l’Église catholique. La principale concerne l’aide aux victimes, qui est désormais indépendante et uniformisée pour toute la Suisse.
Depuis le début de l’année, les services de signalement ecclésiaux ne proposent plus leur propre aide aux victimes, mais renvoient ces dernières systématiquement aux services d’aide reconnus dans les cantons. Les personnes concernées peuvent ainsi s’adresser à des spécialistes indépendants. Les services d’aide et leurs offres sont publiés sur www.aide-aux-victimes.ch.
Nouvel «assessment» psychologique
Par ailleurs, les candidats au travail pastoral seront soumis à une évaluation psychologique. Pour réduire les risques d’abus dans l’Église, la Conférence des évêques suisse introduit des assessments scientifiques. Cette procédure valable pour toute la Suisse sera introduite dans le courant de l’année.
Ce test a été mis au point avec le professeur Jérôme Endrass, responsable à l’Office pour l’exécution judiciaire et la réinsertion du canton de Zurich. Il définit des standards rigoureux à respecter. Utilisé dans toute la Suisse pour la sélection des religieux, il a pour but de détecter les éventuels risques pour des tiers.
La Conférence des évêques a approuvé l’introduction et la mise en œuvre des assessments à l’échelon national dès le milieu de l’année 2025. Des questions liées à l’organisation et à la communication doivent encore être examinées.
ATS
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