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À voir sur Netflix«El Dragon», la série des rebondissements qui tuent

La deuxième saison de cette série mexicaine tournée au Mexique, au Japon et en Espagne débarque sur Netflix, avec sabre de yakuzas, sentiments sirupeux et violence des cartels de la drogue

Pigmenio Moncada (à droite de l’image), le vrai méchant de cette série, va vous ravir.
Pigmenio Moncada (à droite de l’image), le vrai méchant de cette série, va vous ravir.
 Netflix/Televisa/Univision

Les scénaristes de série peuvent en prendre de la graine. La série «El Dragon, le retour du guerrier» est un modèle du genre, en deux saisons de plus de trente épisodes chacun, vous tient en haleine jusqu’au bout, à force de rebondissements, souvent inattendus. Avec plus de 70 épisodes de 54 minutes, on peut se faire du «binge watching» durant quelques nuits. Côté «cliffhanger», suspens en bon français, on n’est pas déçu non plus, Des scénarios comme cela, on en redemande.

Arturo Pérez-Reverte au scénario

C’est l’histoire de Miguel Garza, petit-fils d’un patron de cartel de la drogue au Mexique, parti se former à la finance au Japon auprès d’un yakuza (ben oui, on est du milieu ou on ne l’est pas), revenu au pays pour diriger l’affaire familiale avant de monter des sociétés de blanchiment d’argent, puis la production de l’éphiline, une smart drogue et sa distribution. La trame est là mais c’est au scénariste que l’on doit d’être accroché. Et ce n’est pas n’importe qui… Il s’agit du journaliste et écrivain, Arturo Pérez-Reverte. Oui, oui, l’auteur de la série Capitaine Alatriste (devenu une série), du Maître d’escrime ou de Falco.

Au détour d’un épisode, quelques scènes époustouflantes vous attendent. Comme ce faux enterrement d’un chef Yakuza, avec tous les criminels tatoués torse nu avant que celui qui croyait avoir tué le big boss, se fasse couper la tête par celui qu’il croyait mort. Ou encore ce repas de mafieux sur une île déserte où se côtoient le Russe, le Colombien, le Japonais, le Mexicain, etc.

La production mexicaine donne un côté telenovela à certaines scènes, avec guitare et piano pleins de sentiments dans les scènes d’amour et flash-back couleur pastel pour ceux qui n’auraient pas compris le lien entre ce qu’il se passe et ce qui s’est passé! Cela gêne un peu la lecture mais sur Netflix, on peut passer ces scènes un peu agaçantes. Mais quand on est accroché par l’action et les personnages, cela fonctionne, sans se poser d’autres questions. Ce n’est pas un chef-d’œuvre, mais quel rythme!