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Isabelle Chevalley songe à se lancer dans la course

La conseillère nationale n'avait pas voulu être candidate au Conseil d'Etat sans l'appui du PLR et de l'UDC. Mais elle n'exclut pas de revenir au 2e tour. Interview.

La Vert’libérale Isabelle Chevalley avait renoncé à se présenter au Conseil d’Etat après l’échec d’une grande alliance de droite avec le PLR et l’UDC, cédant sa place à François Pointet. Mais ces derniers jours, la rumeur courrait qu’elle pourrait se lancer au 2e tour. Dimanche, la conseillère nationale n’excluait rien.

Isabelle Chevalley, allez-vous vous lancer pour le 2e tour?

L’assemblée des Vert’libéraux a lieu lundi soir et ce sont les membres du parti qui décideront si on envoie quelqu’un et qui sera cette personne.

Vous disiez tout à l’heure que les planètes commençaient à s’aligner pour songer à vous lancer. Que voulez-vous dire?

On fait plus de 5% des voix, ce qui signifie qu’on est légitimé à aller au second tour. Nous faisons un très bon score devant l’Alliance du centre. Nous sommes les premiers des petits partis, si on exclut Toto Morand, qui est un individu et non un parti. Je pense que nous sommes légitimés à aller au 2e tour. Ensuite, il y a eu cinq élus au 1er tour, et il reste deux sièges à prendre. C’est une configuration intéressante: la gauche peut proposer deux candidats, la droite pourrait en proposer deux.

Vous seriez prête à faire de l’ombre à une candidate verte?

Du moment où on se présente, on fait forcément de l’ombre aux autres candidats. Cela rebrasse les cartes. Maintenant, il y a deux places sur un ticket; il faut que les gens se sentent libres de mettre les noms qu’ils veulent.

Vous vous voyez donc faire liste commune avec un candidat UDC, le 21 mai, jour de votation sur la stratégie énergétique que rejette ce parti?

Oui. On l’était il y a six mois et les choses n’ont pas changé. Il n’y a pas que la stratégie énergétique en politique. Et Monsieur Nicolet s’est déjà exprimé en faveur de cette stratégie énergétique. Le monde n’est pas toujours noir ou blanc. Et je préfère tendre la main à quelqu’un pour le convaincre plutôt que le fustiger.

Qu’est-ce qui pourrait faire la différence par rapport aux discussions du premier tour. Avec 40% des suffrages, Jacques Nicolet n’a pas démérité...

Mais la gauche envoie deux candidats, pourquoi la droite ne le ferait pas! Pourquoi on baisserait l’échine avant même de partir en bataille?

Mais cela peut aussi créer le risque de se biffer parmi, au sein de la droite.

Et le risque de passer les deux...Depuis l’histoire de Trump, du Brexit, des élections françaises, bien malin celui qui peut exclure des possibilités. Je crois que le peuple a montré qu’il savait créer la surprise. Toto Morand en est une. Il faut laisser le dernier mot au peuple et non aux appareils de parti.

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