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Les répliques des candidats aux critiques de leurs adversaires

Cesla Amarelle, Béatrice Métraux, Jacques Nicolet et Isabelle Chevalley répondent à leurs détracteurs.

Cesla Amarelle et Béatrice Métraux / Jacques Nicolet et Isabelle Chevalley
Cesla Amarelle et Béatrice Métraux / Jacques Nicolet et Isabelle Chevalley
Patrick Martin

Cesla Amarelle: Trop à gauche?

«Le canton a besoin de personnes qui savent faire des compromis et qui l’ont prouvé. Tous les socialistes romands sont classés à la gauche du Parti socialiste par rapport aux Alémaniques. Qu’on vienne me dire en quoi j’aurais été dogmatique. Dans la presse alémanique, on dit souvent que je fais partie de cette gauche pragmatique qui soutient Simonetta Sommaruga. J’ai toujours pensé que la qualité d’un politicien dans un système comme le nôtre c’est les compromis.»

Communiste? «Les défis sont trop importants pour les laisser être sapés par des polémiques inutiles. Il y a les questions liées à l’augmentation démographique, au vieillissement de la population, à la vraie préoccupation du déclassement social. Les Vaudois demandent à ce que l’on consolide leur pouvoir d’achat de manière efficace et pas par le biais de visions quelconques.»

Béatrice Métraux: Pas assez écolo?

«Vous avez déjà essayé de faire de l’écologie dans un département institutionnel? Pourrais-je faire de l’écologie avec le Ministère public ou le service de justice? Le développement durable comprend trois piliers: économique, environnemental et social. Lorsque j’avais l’aménagement du territoire, j’ai modifié le règlement de la police des constructions en faveur des panneaux solaires suite à une intervention de Madame Chevalley! Avec les curatelles ou la sécurité, j’ai agi sur le plan social. J’ai aussi soutenu les projets économiques sur l’innovation ou le soutien à l’implantation des entreprises.»

«Je suis très bien avec la police et j’ai été contente de pouvoir mettre en place toute cette politique pénitentiaire. Je suis à l’aise dans mon département, je suis juriste. Mais l’écologie reste le moteur de mon engagement politique.»

Jacques Nicolet Trop gaffeur?

«Personne ne demande à Pierre-Yves Maillard de savoir tenir un bistouri, encore moins de faire une opération à cœur ouvert! J’ai présidé le Grand Conseil et j’ai dirigé le bureau qui fonctionne quasiment comme un Exécutif. Il a fallu faire des compromis, comme à la tête de mon parti d’ailleurs.

N’importe quelle personne qui accède au Conseil d’Etat va évoluer en prenant de la routine et en apprenant à améliorer certaines choses. Je suis au moins quelqu’un d’intègre. Quand on me pose une question, je réponds avec franchise. Oui, je travaille avec des vétérinaires français depuis plus de 25 ans, je ne peux pas refaire l’histoire. Et oui, j’ai pensé que l’on me demandait le pronostic pour l’élection française, à quoi j’ai répondu «J’ose croire que…», ce qui ne voulait pas dire que je soutiens Madame Le Pen.»

Isabelle Chevalley Trop entière?

«J’ai passé mon temps à monter des commissions interpartis sur l’environnement, sur le Gripen, pour aller chercher des voix. Sur la prévoyance 2020 (ndlr: réforme des retraites) c’est moi qui ai commencé à tourner mon parti pour que l’on sorte des dogmes. J’ai convaincu mon groupe, qui était opposé, de lever son opposition pour laisser débattre le peuple. J’ai même reçu des remerciements d’Alain Berset.»

«Nous sommes dans une alliance de centre droit. J’établis un dialogue avec la droite et en tant que lobbyiste et je vais vers les gens qui ne sont pas convaincus. Si on veut convaincre sur l’écologie, on ne va pas vers les Verts mais ailleurs. Aujourd’hui, sur la stratégie énergétique je vais vers l’UDC. Et petit à petit ça prend. Les Vert’libéraux étaient donnés pour morts il y a deux mois et aujourd’hui on progresse.»

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