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Conseil fédéralEveline Widmer-Schlumpf jette l'éponge

La décision de la Grisonne était fortement attendue depuis les élections fédérales du 18 octobre, qui se sont soldées par un recul de son parti et une forte avancée de l'UDC et du PLR.

Après avoir fait durer le suspense, Eveline Widmer-Schlumpf a annoncé mercredi qu'elle ne se représentera pas le 9 décembre. Elle avait été élue en 2007 par l'Assemblée fédérale à la place de Christoph Blocher. (Mercredi 28 octobre 2015)
Après avoir fait durer le suspense, Eveline Widmer-Schlumpf a annoncé mercredi qu'elle ne se représentera pas le 9 décembre. Elle avait été élue en 2007 par l'Assemblée fédérale à la place de Christoph Blocher. (Mercredi 28 octobre 2015)
Keystone
La conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf dans sa première conférence de presse après les élections fédérales 2015. Elle s'amuse des questions des journalistes qui essaient de lui tirer les vers du nez quant à ses intentions de démissionner ou non. (Mercredi 21 octobre 2015)
La conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf dans sa première conférence de presse après les élections fédérales 2015. Elle s'amuse des questions des journalistes qui essaient de lui tirer les vers du nez quant à ses intentions de démissionner ou non. (Mercredi 21 octobre 2015)
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Eveline Widmer-Schlumpf peut quitter Berne la tête haute.
Eveline Widmer-Schlumpf peut quitter Berne la tête haute.
Keystone
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Eveline Widmer-Schlumpf ne sera plus conseillère fédérale le 1er janvier. La ministre PBD a mis fin mercredi à un long suspense en annonçant qu'elle ne se représentera pas le 9 décembre. Sa décision a été mûrement réfléchie, notamment avec sa famille.

Pour revivre la conférence de presse d'Eveline Widmer-Schlumpf, veuillez cliquer ici.

La Grisonne, alors membre de l'UDC, a été élue en 2007 au gouvernement grâce à un coup qui a permis de déloger Christoph Blocher. Exclue de son parti, elle est devenue la figure tutélaire d'une nouvelle formation - le Parti bourgeois démocratique.

La décision d'Eveline Widmer-Schlumpf était très attendue depuis les élections fédérales, qui se sont soldées par un recul de son parti et une forte avancée de l'UDC et du PLR. Ces deux partis ont longtemps fait valoir le droit aux démocrates du centre à obtenir un second siège au Conseil fédéral.

Pas dû aux élections

Et pourtant, les résultats du scrutin du 18 octobre n'ont pas joué un rôle déterminant, a expliqué la ministre des finances, souriante et détendue, à la presse. «Il vaut mieux arrêter un travail quand il fait encore plaisir», a-t-elle dit, tout en revenant longuement sur sa carrière au gouvernement cantonal grison, à la tête de la Conférence des directeurs cantonaux des finances puis au Conseil fédéral.

Selon celle qui a été successivement ministre de justice et police puis des finances, c'est un grand privilège d'être dans un exécutif, mais cela coûte aussi beaucoup de forces. «Je ne me demande pas si les choses valaient la peine, elles sont comme elles sont.»

La grande argentière a mené de nombreuses discussions avec sa famille et ses plus proches collaborateurs sur le bon moment pour partir et s'est réjouie que rien n'en ait filtré dans le public. Se disant aussi satisfaite que les médias se concentrent enfin sur quelqu'un d'autre, elle n'a pas souffert de sa position particulière vis-à-vis de l'UDC, mais sa famille oui, a-t-elle concédé.

Et de préciser qu'elle souhaitait consacrer plus de temps à d'autres occupations dont la garde de ses petits-enfants. «Je n'ai pas peur peur de m'ennuyer.» Pas question toutefois pour la Grisonne de dévoiler ses plans publiquement.

Suspense à rallonge

Eveline Widmer-Schlumpf a annoncé son intention de partir à la direction du PBD dès le lendemain des élections. Mais en public, elle s'est murée dans le silence. Il y a une semaine, elle est même venue présenter à la presse un renforcement de la régulation bancaire sans piper mot de ses intentions.

Mercredi, elle a encore fait durer le suspense en commençant son point de presse en évoquant la fiscalité écologique, un des dossiers qu'elle a bouclé comme prévu avant la fin de l'année. Le PVL et le PDC ont quant à eux été avertis de son retrait il y a quelques jours, le temps qu'ils puissent se positionner.

Observatrice à distance

Eveline Widmer-Schlumpf a tenu à ne faire aucun commentaire sur l'impact de sa décision sur l'élection du Conseil fédéral le 9 décembre ou la revendication de l'UDC à un deuxième siège. «J'ai mon opinion, mais je n'ai pas à la rendre publique.» La Grisonne se cantonnera dès janvier dans un rôle d'observatrice à distance de la politique fédérale.

La ministre des finances voit son retrait comme une chance pour son parti. Le PBD pourra enfin faire de la politique sans qu'il soit toujours ramené par les médias à sa conseillère fédérale.

Eveline Widmer-Schlumpf espère que tous les grands chantiers trouveront une solution. Il faut trouver des compromis au Parlement et non exploiter les problèmes. La politique est en effet devenue plus agressive et plus médiatisée.

«Des décisions sont même parfois parues en ligne avant que je ne les ai prises». La conseillère fédérale sur le départ s'est aussi réjouie de la bonne collaboration au sein du gouvernement et avec le Parlement. «Je remercie ceux qui ont mis de côté leur programme de parti pour trouver des compromis.»

ats

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