Passer au contenu principal

Guy Parmelin collégial sur les négociations Suisse-UE

Le Vaudois a tenu sa première conférence de presse en tant que ministre. Il a déclaré qu'il défendrait les positions du gouvernement sur les négociations entre la Suisse et l'UE.

«Je serai avant tout un conseiller fédéral collégial qui respectera la ligne du gouvernement». Le nouvel élu Guy Parmelin a donné mercredi après-midi le ton de son futur mandat, non sans quelques fausses notes en allemand.

Après plusieurs jours «intenses», le Vaudois de 56 ans est passé du côté de l'exécutif. Il a confié aux médias y avoir rêvé pour la première fois en 2011, alors que l'UDC tentait déjà de reprendre son deuxième siège au Conseil fédéral. Le Fribourgeois Jean-François Rime lui avait été préféré, sans parvenir à concrétiser les espoirs du parti.

«C'est un nouvel épisode pour moi et aussi pour le Conseil fédéral», a déclaré le nouveau conseiller fédéral UDC, avant d'ajouter: «J'ai senti, par les décisions claires de l'Assemblée fédérale, qu'elle a voulu donner un signe de confiance au collège. Et que maintenant, nous pouvons nous mettre au travail».

Pour tous

D'entrée, tout en répétant sa fierté de représenter le canton de Vaud, le viticulteur de Bursins a tenu à se poser comme le conseiller fédéral de tous. Et de promettre aux habitants de Suisse centrale qui n'ont encore jamais eu un des leurs au Conseil fédéral de ne pas les oublier.

Consensuel, il a aussi fait un pas vers les Tessinois, qui ont vu une fois de plus passer le train du Conseil fédéral sous leur nez. «Il y a des petits gestes à faire qui peuvent avoir beaucoup d'importance. Par exemple, en se rendant sur place à certains moments critiques. Peut-être cela a-t-il été un peu négligé», a-t-il remarqué.

Difficile allemand

Peinant à comprendre certaines questions posées dans la langue de Goethe et plus encore à y répondre, Guy Parmelin a promis de travailler son allemand. «Il faut toujours entendre certaines critiques!» Un éventuel déménagement à Berne pourrait l'y aider.

Concernant son nouveau travail au sein du collège fédéral, ce «paysan dans l'âme» s'est donné une mission: travailler dans l'intérêt du pays et apporter les idées d'un parti, mais au final, défendre l'avis de la majorité, a-t-il précisé.

Ainsi, le nouvel élu défendra les positions du gouvernement sur les négociations entre la Suisse et l'Union européenne, même si elles sont assez différentes de celles de son parti. «Je ne connais pas les détails des négociations», a-t-il précisé.

Respect de la collégialité

Guy Parmelin a aussi souligné qu'il n'est pas encore en fonction. «Le Conseil fédéral ne va pas interrompre ses travaux et attendre que le nouveau membre donne son avis», a-t-il dit. A un moment donné, il y aura une décision majoritaire de l'exécutif. «Elle devra être portée et je m'y tiendrai. C'est la collégialité», a promis le nouvel élu.

(ats)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.