«Quoi qu'il arrive, c'est un jour historique pour Bursins»

Election au Conseil fédéralSyndic du village de Guy Parmelin, Philippe Parmelin livre ses impressions avant d'assister à Berne à la journée d'élection du Conseil fédéral.

Philippe Parmelin au petit matin, dans le train qui le mène vers Berne.

Philippe Parmelin au petit matin, dans le train qui le mène vers Berne.

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La journée a commencé tôt, très tôt, pour Philippe Parmelin. A 5h15 ce mercredi matin, le syndic de Bursins était en gare de Gland pour ne surtout pas rater un rendez-vous avec l'histoire. Dans le train qui le mène vers Berne et la journée d'élection au Conseil fédéral, il nous dit: «Quoi qu'il arrive aujourd'hui, c'est un jour historique pour Bursins.» Car ce 9 décembre 2015, un enfant du village, Guy Parmelin, pourrait bien accéder au sommet de la politique suisse. «Il y a quelques jours, je n'y croyais encore pas trop. Mais là, je pense sincèrement qu'il a ses chances.»

Mardi soir, Philippe était encore en séance du Conseil communal. Il se souvient alors de Guy, son cousin (pas germain), lorsqu'il présidait le délibérant du village. «Je démarrais à la Municipalité, il y a plus de vingt ans. Il était déjà un meneur, droit, clair, efficace. D'ailleurs, mon père a toujours dit qu'il irait loin en politique. Il avait ça dans le sang, déjà quand il était gamin!»

Un «chic garçon»

«Guy est un chic garçon, vraiment, il l'a toujours été. Il sait écouter et comprendre, il accepte le dialogue même dans la contradiction. Et je ne doute aucunement de son sens du compromis.» Tout comme, assure le syndic, celui qui, au bout de la nuit des longs couteaux semble avoir endossé le costume de favori, n'a pas grand peine à faire des choix. Ceux du cœur, souvent. «Il a toujours eu énormément de facilité à l'école à Rolle, puis au gymnase. Mais il avait la terre dans le sang, il a fait latin-grec, il aurait pu facilement aller à l'uni, mais il a préféré se consacrer à l'agriculture.»

Le temps file aussi vite que le train. Philippe Parmelin parle. Abondamment, passionnément. Là où son homonyme a fait le choix d'un destin fédéral, lui a préféré la réalité des affaires communales. «Je suis allé un peu au PAI, puis à l'UDC. Mais lorsqu'ils ont commencé à tirer trop à droite, je suis parti. Je suis bien sans parti.» Là où Guy Parmelin a poursuivi dans le parti, suivant la même tendance. «Il a fait ce choix et il l'assume complètement. Mais je connais ses valeurs, je sais qui il est. Il ferait un excellent conseiller fédéral.»

Créé: 09.12.2015, 08h42

Sur les traces de Guy Parmelin à Bursins

«Mon mari s'est rasé très tôt ce matin»

Croisée brièvement alors qu'elle accueillait ses invités, Caroline Parmelin rayonnait en ce petit matin bernois. «Certains n'ont pas beaucoup dormi, mais pour nous tout s'est bien passé, sourit l'épouse du candidat vaudois.» Et de glisser dans un éclat de rire: «Guy a simplement dû se raser très tôt ce matin.»

«Confiante et impatiente», la Bursinoise se dit également touchée. «Vingt-cinq personnes sont à Berne aujourd'hui pour nous accompagner. Il y a la famille proche, des amis de longue date, tous ont fait le déplacement, certain se sont levés aux aurores. C'est vraiment beau!»

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