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Le récit d’une survivanteÉlisabeth Revol: «Beaucoup d’émotions me prennent à la gorge, à chaque fois»

L’alpiniste française, rescapée de la montagne tueuse du Nanga Parbat culminant à 8125 mètres au Pakistan, était vendredi soir au Festival du film des Diablerets (FIFAD) pour la première suisse de «The Last Mountain», lauréat du Grand Prix cette année. On y suit son incroyable sauvetage en 2018. Rencontre avant la projection.

L’alpiniste française Élisabeth Revol a survécu au pire en 2018, au sommet du Nanga Parbat au Pakistan.
L’alpiniste française Élisabeth Revol a survécu au pire en 2018, au sommet du Nanga Parbat au Pakistan.
Jean-Bernard Sieber

Un halo de lumière dans l’obscurité. La délivrance après le drame. En janvier 2018, l’alpiniste française Élisabeth Revol, 41 ans, gravit sans oxygène le Nanga Parbat, un sommet de 8125 mètres au Pakistan, accompagnée du Polonais Tomasz Mackiewicz. Une fois en haut, le cauchemar. Son compagnon de cordée, «Tomek», est frappé de cécité. Aucune issue ne semble possible. La Française ne lâche rien et tente de le guider à la descente. Mais très vite Tomek ne peut plus avancer et du sang coule de sa bouche. Élisabeth Revol appelle les secours, un crowdfunding est lancé et l’armée est alertée. L’attente est trop longue. Pour chercher de l’aide, celle qui est devenue en 2008 la première femme au monde à gravir trois sommets de plus de 8000 mètres sans porteur en deux semaines, quitte son ami, pensant pouvoir revenir plus tard. L’homme décédera sur place.

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