Passer au contenu principal

Politique yverdonnoise«Elle n’est pas parachutée parce qu’elle a grandi à cinq minutes d’ici»

La gauche défend sa candidate surprise aux prochaines élections communales, Brenda Tuosto, 31 ans, chargée de projet en mobilité. La droite critique une candidature «hors sol» pour la deuxième ville du canton.

Misant une partie de sa campagne sur un plan de relance et sur «une autre façon de faire de la politique», l’alliance rose-verte défend sa candidate surprise, Brenda Tuosto (au premier rang à gauche).
Misant une partie de sa campagne sur un plan de relance et sur «une autre façon de faire de la politique», l’alliance rose-verte défend sa candidate surprise, Brenda Tuosto (au premier rang à gauche).
ROMAIN KELLER

Privés de place Pestalozzi, les politiciens yverdonnois ont visiblement lancé leur campagne sur les réseaux sociaux. Depuis l’annonce des candidats de l’alliance de gauche, les invectives fusent de toute part. Au milieu de tout ce barnum, pas mal de grabuge, déjà, autour de la candidate surprise du Parti socialiste.

Là où tout le landerneau politique attendait Natacha Ribeaud Eddahbi, présidente du Conseil respectée dans les deux camps, mais qui a récemment renoncé à se lancer, le Parti socialiste présente donc Brenda Tuosto, quelques années de Conseil au compteur à Grandson et bûcheuse de l’ombre pendant plusieurs années pour l’Agglomération yverdonnoise et dans les services communaux. «J’ai géré des dossiers lourds et je connais le terrain, je me sens légitime», dit celle qui s’est installée récemment à Yverdon.

Doutes de la droite

Un bon profil électoral pour capter le vote jeunes et femmes (un peu italien aussi: le PLR ayant présenté une figure de la communauté transalpine, Giuseppe Alfonzo), moins, il est vrai, pour faire trembler la majorité PLR en place et reprendre une majorité âprement disputée, note-t-on en coulisses. Et ce dans les deux camps.

«Cette liste donne l’impression qu’ils ont dû aller chercher des candidats ailleurs, parachutant le profil qui leur manquait. Ce n’est pas ce à quoi Yverdon s’est habitué ces dernières années. Après, c’est un pari, à voir comment réagiront les électeurs», commente Maximilien Bernhard, tête pensante du PLR local.

«Ce qui était difficile, c’était de trouver une candidate, concède la coprésidente socialiste Pascale Fischer. Quand on connaît la virulence du débat politique local, il faut oser se lancer.» Elle enchaîne. «Parachutée?! Nous avons quelqu’un qui connaît les enjeux d’Yverdon et qui a fait ses armes politiques à deux pas: elle a grandi dans le village grandsonnois des Tuileries, à cinq minutes d’ici. C’est une approche primaire. On ne dirait pas ça d’un roublard de la politique yverdonnoise qui fait sa carrière professionnelle ailleurs. Il faut penser en termes d’agglomération.»

La dernière inconnue concerne les Vert’libéraux. Le parti prépare activement sa liste pour faire son retour sur la scène politique yverdonnoise, jugeant peu probable de viser un siège à l’Exécutif. La rumeur lui prêtait toutefois cette ambition, avec à l’affiche une jeune femme.

4 commentaires
    Mendrisiotto

    Tout mais pas les verts