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Portrait de DahfloElle poursuit sa quête au bout d’un cerf-volant

L’artiste Delphine Passaquay, alias Dahflo, s’appuie sur sa formation d’architecte pour habiter les espaces et les replis du corps d’un trait fluide.

Dahflo dans son atelier chez elle et ses cheveux «full bleach», un souvenir d’Afrique du Sud.
Dahflo dans son atelier chez elle et ses cheveux «full bleach», un souvenir d’Afrique du Sud.
24 heures/Odile Meylan

Dans Dahflo, il y a «flow». Le flux caractérise en effet de la plus belle manière l’artiste lausannoise. Ses line-works habitent plusieurs murs de la capitale – l’édicule de Rumine, le Folklor Club, le Street Cellar… – de leurs lignes fluides et sûres, qui invitent à les suivre. Et il y a le flot de paroles. Dès les premiers instants, il nous happe et nous promène. «Oui, je sais, je parle beaucoup!» lâche-t-elle dans un rire sonore.

«Je suis partie au Cap la semaine où ils ont découvert le variant sud-africain. C’était fluide!»

Delphine Passaquay, alias Dahflo

Passer du temps avec Delphine Passaquay, de son vrai nom, c’est se sentir vivante. L’artiste peintre revient tout juste d’un voyage en Afrique du Sud, où elle s’apprête déjà à repartir pour y mener un projet mêlant art, sport et social. «Je suis partie au Cap la semaine où ils ont découvert le variant sud-africain. C’était fluide!» Son voyage devait durer trois semaines, elle y est restée deux mois à «kiter» sur l’écume de l’océan Atlantique. «Je crois que j’ai cherché cet endroit toute ma vie. Si je me sens bien et en paix ici, c’est parce qu’il y a là-bas.» On veut la croire, même si elle avouera plus tard que «rester cinq jours par semaine au même endroit, ça me donne envie de mourir».

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